Agression israélienne contre la Syrie: Jaafari demande des mesures « immédiates »

  L’ambassadeur permanent de la Syrie à l’ONU, Bachar Jaafari, a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU de prendre des mesures "décisives et immédiates contre Israël pour ses crimes en Syrie", affirmant que ces attaques "constituent une transgression de la charte de l’ONU et des dispositions du droit international". Lors d’une séance tenue mardi par le Conseil de sécurité sur la situation en Syrie, Jaafari a affirmé que "la dernière agression menée par Israël contre la Syrie parachève ses politiques hostiles et ses tentatives d’apporter un soutien moral aux groupes terroristes après les défaites successives qu’ils avaient subies devant l’armée syrienne", a rapporté l'agence syrienne Sana. L'armée russe avait accusé mardi Israël d'être responsable du crash de son avion de reconnaissance Il-20 avec 15 membres d'équipage à son bord au dessus de la mer Méditerranée en raison de ses frappes "hostiles" sur la Syrie, affirmant se réserver le droit de répondre de "manière adéquate". Menant des frappes en Syrie, des pilotes israéliens s'étaient abrités derrière l'avion russe  Il-20 qui s'est retrouvé sous le feu des systèmes de défense aérienne syriens, avait déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, qualifiant les actions de l'armée israélienne de "provocation". Le diplomate syrien a souligné, dans ce contexte, que "la guerre contre la Syrie avait été planifiée depuis longtemps en vue d’isoler le gouvernement syrien", dénonçant également l'attaque perpétrée lundi par un navire de guerre français contre des sites syriens à Lattaquié. "Le gouvernement français continue d'assurer une couverture politique aux groupes terroristes en Syrie bien qu’ils soient les mêmes qui avaient perpétré l’attentat contre la salle de spectacle du Bataclan à Paris", a-t-il ajouté. L'ambassadeur Bachar Jaafari a assuré, dans ce sillage, que la Syrie continuera "la lutte antiterroriste comme la priorité dans toutes les étapes du processus politique", tout en encourageant "le dialogue inter-syrien, sous une direction syrienne loin de toute ingérence étrangère". S'exprimant sur l'accord russo-turc pour la création d'une zone démilitarisée à Idlib, annoncé par le président russe Vladimir Poutine, lundi à l'issue de ses pourparlers avec son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, il a salué cette initiative "visant à mettre fin à l’effusion de sang des Syriens et contribuant à la sécurisation de toute zone frappée par le terrorisme". "L'armée syrienne poursuivra sa guerre contre le terrorisme jusqu’à la libération de tout pouce de ses territoires par le biais des opérations militaires ou des réconciliations", a-t-il assuré.

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