Agroalimentaire : partenariat entre Agrodiv et le Turc Pakmaya

L’usine de de production de levures de Bouchegouf dans la wilaya de Guelma devrait bientôt reprendre son activité à la faveur d’un nouveau projet de partenariat entre le groupe industriel public Agrodiv et le groupe turc Caripoglu. Selon le député de Guelma, Smail Kouadria les négociations entre Agrodiv et la société Pakmaya filiale du groupe Caripoglu sont à un stade très avancé et devrait permettre la reprise de l’activité de cette usine laissée en jachère depuis plus de huit ans. Celui-ci rappelle que les deux seuls complexes produisant de la levure en Algérie à Bouchegouf (Guelma et à Oued Smar (Alger) sont fermés depuis 2009.  Il explique que la SGP Cegro dont dépendaient les deux unités a lancé, il y’a quelques années un appel à manifestation d’intérêt national et international qui avait débouché sur la reprise de l’activité production de levures par le groupe français « LesaFFre ». Or, précise-t-il, l’expérience s’est soldée par un échec et « après une valse-hésitation qui a duré plus de sept ans, le Groupe Français s’est retiré définitivement des complexes de Bouchegouf et Oued Smar en 2009 laissant des centaines de travailleurs sans emploi et ce, en contrepartie de 100 000 Euros de dommages et intérêts versés à l’Etat Algérien ».   Un marché de 130 millions de dollars Il indique aussi que le complexe de levure de Bouchegouf qui dépend actuellement de la filiale Céréales de Constantine du groupe Agrodiv  (groupe qui a regroupé dans le cadre des restructurations les anciennes SGP Cegro, Ecojub et Tragal) n’emploie plus  que 15 travailleurs chargés de la sécurité et la préservation du patrimoine. Le député de Guelma indique que les besoins du pays en levure sont estimés à plus de 22.000 tonnes par an pour un coût qui avoisine les 130 millions de dollars. « Ce marché juteux est monopolisé par un groupe restreint de spéculateurs qui dicte sa loi et s’oppose, pour préserver ses privilèges, à toute relance d’une production nationale capable de satisfaire les besoins du pays au détriment du développement et de la diversification du tissu industriel prônés par les pouvoirs publics pour sauver notre économie dépendante du cours du baril de pétrole en chute libre » regrette-il.

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