Amara Benyounes à Ouyahia : « Cessez de complexer les Algériens ! »

  Après un long silence qui a duré plus de deux mois, Amara Benyounes refait surface à partir de Jijel. Le patron du MPA n’a pas raté l’occasion, ce samedi, de critiquer la démarche du gouvernement au sujet de la privatisation des entreprises publiques et les décisions prises par le ministre du Commerce, M. Mohamed Benmerradi concernant les restrictions sur les importations. L’allié d’hier, a retrouvé ses instincts d’opposant d’antan. Amara Benyounes qui déplore le « populisme ou la démagogie » insiste sur la nécessité d’étudier la question des privatisations d’un point de vue économique, car dira-t-il, « tout problème économique doit être réglé avec des solutions économiques et non politiques, sociales ou administratives car ces solutions ne seront pas efficaces et leurs effets seront très négatifs ». Malheureux aux dernières élections locales du 23 novembre 2017, le parti de Amara Benyounes n’a pas réussi à faire de grands scores, se limitant à peine à conquérir 62 sièges d’APC et 68 APW. Il semble ainsi avoir perdu sa place de troisième force politique obtenue lors des élections locales de 2012. Cette « disgrâce » l’aurait-elle rendu amer au point de s’attaquer à ses anciens amis politiques, à commencer par Ahmed Ouyahia à qui il fait allusion en déclarant qu’« ils parlent de souveraineté, est-ce que la souveraineté réside dans un hôtel ou une usine de textile gérés par l’État ? En Amérique, au Japon, en Allemagne et ailleurs, il n’y a aucune entreprise publique mais est-ce que ces États ont perdu leur souveraineté ? » Cette façon de se « venger » ne concerne pas le seul premier ministre. La critique est aussi dirigée à l’encontre du ministre du Commerce, Mohamed Benmeradi. D’autant que ce dernier aurait « enterrer » le projet cher à Benyounes du temps où il présidait aux destinées du département du Commerce, celui d’instaurer le système de licences d’importation. Mohamed Benmeradi a préféré effacer toute trace du passage du chef de file du MPA en proposant la mise en œuvre de la suspension et l’interdiction des importations dont la liste avoisine les 900 produits.  L’ancien chef du Département du Commerce avoue qu’importer du chewing-gum ou des kiwis n’influera pas sur la facture des importations et aurait peu d’effet sur la balance commerciale. Cette décision serait, selon Amara Benyounes, inefficace du fait que ces produits ne coûtent « pas grand-chose » à la balance extérieure de l’État. Et puis, dira-t-il, « l’Algérien n’a-t-il donc pas le droit de mâcher du chewing-gum ou de manger des kiwis ? Cessons donc de complexer la société avec ces questions ? ». En réalité et selon les dernières statistiques publiées la semaine dernière « ce que nous consommons coûte 8 milliards de dollars d’importations, dont plus de 80% sont des produits de base dont on ne peut pas se passer ». Titillant les chiffres à la manière du premier ministre qui est passé maître dans l’usage des zéros et des statistiques, Amara Benyounes dame le pion au chef de l’Exécutif disant que « malgré tout ce qu’a fait le gouvernement depuis une année, nos importations n’ont diminué que d’un milliard de dollars ».
عمارة بن يونس يهاجم وزير التجارة محمد بن مرادي : "راك تْعَقَّدْ في الشعب"!

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Publié par Journal el Bilad sur samedi 27 Janvier 2018

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