Baisse de la production de pétrole: Guitouni agite l’argument des quotas Opep

La baisse de la production de pétrole ne peut être justifiée que par les engagements de l’Algérie dans le cadre de l’accord du 10 décembre sur la réduction de l’offre de pétrole Opep et de ses partenaires producteurs de brut non Opep. C’est en ces termes que le ministre de l’Energie, M. Mustapha Guitouni a tenu à réagir lundi à Alger à une question ce Cap Algérie sur les derniers chiffres de l’Agence américaine de l’Energie faisant ressortir une forte baisse de la production du brut algérien. Pour rappel, l’EIA a indiqué jeudi dans un rapport que la production algérienne de pétrole hors condensât à 1,05 millions de barils/jour en moyenne à fin 2016, soit avant l’entrée en vigueur de l’accord sur la baisse de la production des pays Opep et non Opep, le premier janvier 2017 et qui a attribué à l’Algérie un quota de 1,087 million de barils/jour.  Le ministre a d’ailleurs botté en touche en ce qui concerne cette question, en affirmant que « l’Algérie s’est engagée à réduire sa production de 50.000 barils /jour et respecte cet engagement ».  « On est signataire d’un pacte, on le respecte », assènera-t-il.  Un argument qui semble s’appuyer sur le fait que les autorités algériennes s’appuient sur leurs chiffres sur les statistiques publiées par l’Opep, et qui démontrent que la production de pétrole du pays correspond aux engagements pris. A propos de l’Opep, et à une question relative à la possibilité de voir l’accord sur la baisse de la production reconduit au-delà de mars 2018, M. Guitouni a expliqué, en marge d’une conférence des directeurs de l’énergie des 48 wilayas que des consultations sont en cours et de manière permanente au niveau de commissions et de sous commissions, dont les résultats seront présentés aux ministres des pays de l’Opep, avant la prochaine réunion « prévue pour le 22 septembre », dira-t-il.  
Un nouvel appel d’offres hydrocarbures en 2018 ?
Concernant le projet d’amendement de la loi sur les hydrocarbures, le ministre explique que « la situation des marchés pétroliers évolue et investisseurs suivent la situation de très près. C’est pourquoi l’Algérie devra selon lui « s’adapter ».  « On ne peut pas rester sur des directives du passé, nous somme en 2017. On doit s’adapter pour attirer les investisseurs. On veut accroitre la capacité et la reconstitution des réserves », arguera-t-il. Le ministre réagira aussi à une question sur l’exploitation des gaz de schistes, indiquant que «  les dossiers sont à l’étude. Alnaft poursuit les études et la localisation de ces ressources ». Le ministre est également revenu sur la suspension des appels d’offres pour l’attribution de blocs d’exploration hydrocarbures. Celui-ci a indiqué que les récents appels d’offres lancés par Alnaft ont été infructueux. Un fait qui peut être expliqué par divers facteurs. M. Guitouni jette un pavé dans la marre en pointant du doigt Alnaft « qui n’a peut-être as joué son rôle ». ce à quoi le ministre enjoint à l’agence de valorisation des hydrocarbures de miser sur la communication via l’organisation de portes ouvertes et la publication d’un guide des investisseurs. Il sous-entend aussi qu’il y’aurait des obstacles règlementaires et fiscaux. « il y’a des choses à aménager. Ces dossiers sont à l’étude. Dès que cela sera fait, on pourra peut-être lancer un nouvel appel d’offres en 2018 », annoncera-t-il.  
ENR : les clarifications du ministre
Enfin et en ce qui concerne la gestion du dossier des énergies renouvelables dont le portefeuille a été retiré au ministère de l’Energie pour être confié au ministère de l’environnement, M. Guitouni a tenu à clarifier les choses. Celui-ci explique que chacun des deux départements aura des missions bien définies dans ce cadre. C’est ainsi que « les sources autonomes, promotion des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique sont confiées au ministère de l’environnement, tandis que tout ce qui est lourd, à savoir la production d’électricité d’origine renouvelable raccordée au réseau national, c’est l’affaire du département de l’énergie ». Il indiquera par ailleurs que l’appel d’offres pour la mise en place de 4.000 MW de solaire photovoltaïque est toujours en cours d’étude et que « toutes les options demeurent ouvertes » à ce titre.  

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