Campagne électorale : Le PT rejette toute forme de coup d’État

La secrétaire générale du Parti des Travailleurs, Louisa Hanoune a affirmé, lundi à Mascara que sa formation politique rejetait "toute forme de coup d’État", car tout ce qui en découlerait serait, selon elle, forcément à l'encontre des intérêts des  peuples. Lors d'un meeting animé à Mohammadia dans le cadre de la campagne pour les prochaines élections locales, Mme Hanoune a souligné que son parti rejette "toute forme de coup d’État", rappelant des expériences malheureuses dans d’autres pays notamment en Amérique latine où un président élu a été renversé et remplacé par un autre soutenu par des multinationales sans considérer les intérêts du peuple. Selon l'APS, Mme a ajouté que le PT appelle et oeuvre à la mobilisation pacifique pour "rejeter des politiques économiques qui appauvrissent le peuple dont le projet de loi de finances 2018 qui réduit le budget des secteurs jugés vitaux et menace les services fournis aux catégories vulnérables de la société". Louisa Hanoune, qui a annoncé que son parti oeuvre pour avoir 100 sièges aux assemblées locales dans la wilaya de Mascara, a estimé que la taxe sur la fortune annoncée par le gouvernement sera "d'aucune utilité si elle n'est pas appliquée à ceux ayant bénéficié de grandes sommes d’argent dont des crédits bancaires et ceux ayant obtenu des milliers d’hectares de foncier". Elle a appelé les citoyens à participer massivement aux élections le 23 novembre prochain pour avoir des assemblées élues fortes capables d'apporter des solutions aux crises que rencontre le pays et à s’unir autour de solutions nationales loin de celles menaçant la souveraineté nationale dont l'octroi du foncier aux étrangers.
Le FNA ne croit pas au boycott
Pour sa part, le président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati, a affirmé lundi après-midi à Sétif que son parti ne croit en le boycott des élections mais en la confrontation par les urnes. Lors d’un meeting populaire tenu à la salle omnisports de Djemila dans le cadre de la campagne électorale pour les élections locales du 23 novembre, M. Touati a estimé que le boycott des élections et l’abstention "sans raison convaincante ne résoudrait pas la crise". Selon APS, le président du FNA a considéré que le scrutin du 23 novembre prochain représente un rendez-vous "déterminant" et marque une "transition vitale" dans la vie du pays car, a-t-il estimé, la commune est la première cellule dans l’édifice de l’Etat et le premier pouvoir est celui du président de l’Assemblée populaire communale.
El Moustakbal : pas de fausses promesses
Enfin, le président du Front El-Moustakbel, Abdelaziz Belaid, a affirmé lundi à Djanet (Illizi) que sa formation politique oeuvrait à la mise en place d’une "assise saine" pour l'exercice de la politique dans le pays. Il a exhorté les candidats de sa formation politique à oeuvrer au respect des fondements du parti, à ne pas faire de fausses promesses aux citoyens lors de la campagne électorale et à opter pour un discours de vérité afin de gagner la confiance des différentes catégories du peuple. Au volet économique, l’orateur a mis en exergue l’importance d’aller vers l’économie verte que représente l’agriculture, à travers l’exploitation de toutes les potentialités existantes dans ce secteur, notamment dans le Sud qui a donné, ces dernières années, une production diversifiée et abondante permettant à l’Algérie, a-t-il dit, de se libérer de la dépendance des hydrocarbures. Mettant l’accent sur le soutien de l’Etat à l’investissement touristique dans les régions du Sud qui regorgent d’importants atouts, Abdelaziz Belaid a appelé à changer la politique de gestion "centralisée" pour relancer cet important secteur.  

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