Carburants importés : « la dépréciation du dinar complique les choses », selon Ouyahia

  Le Premier-ministre multiplie les déclarations les plus inattendues. En visite dimanche dans le complexe pétrochimique D’Arzew dans la wilaya d’Oran a reconnu un fait qui n’est plus à démonter : le carburant importé coûte très cher à l’Algérie. « Les importations des carburants nous reviennent très chères ». Le Premier ministre considère même que « la dépréciation de la valeur du dinar rend la situation encore difficile». Une déclaration qui sonne comme un aveu  quant aux dommages collatéraux induits par la politique de dépréciation du dinar. Il faut dire dans ce sens que si la dévaluation déguisée du dinar et qui a permis de déprécier la valeur de la monnaie nationale de plus de 30 % depuis 2014 a permis de gonfler artificiellement les revenus de la fiscalité pétrolière, celle-ci a aussi contribuer à augmenter les prix en dinars des produits de base importés, d’où une hausse des subventions que le Trésor doit mobiliser dans le cadre de la politique de soutien des prix de ces produits. Pour autant, M. Ouyahia considère que dans ce contexte difficile, il est « nécessaire d’intensifier les efforts pour augmenter la production des carburants ».  Ce à quoi le P-DG de la  Sonatrach, M. Abdelmoumen Ould Kaddour, a rétorqué que la raffinerie d’Alger sera opérationnelle début 2018 et que des appels d’offres seront lancés prochainement pour la réalisation des raffineries de Hassi Messaoud et de Tiaret. "Tous ces projets permettront d’augmenter la production des carburants afin de répondre aux besoins nationaux", a-t-il assuré.      

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