Ces cabinets étrangers qui décident de l’avenir pétrolier de l’Algérie

  La refonte du secteur hydrocarbures algériens marque un tournant, celui de la fracture définitive avec les principes ayant présidé aux premières nationalisations, et à l’algérianisation de l’expertise et des compétences. Désormais, les réformes entreprises s’appuieront sur l’expertise étrangère, américaine en particulier. Si l’on note depuis quelques mois un rapprochement inédit entre Sonatrach et la Major US Exxon Mobil, c’est dans le domaine du conseil que l’Oncle Sam entend apposer sa marque. Quid des cabinets étrangers, peu prompts à respecter une certaine éthique et qui, décideront de l’avenir pétrolier de l’Algérie…
Chevron,  Glencore  ou Vitol pour le trading !
Depuis le démantèlement de la division Risk Management de la Sonatrach, les filières trading de la Sonatrach sont comme désarmée face aux évolutions du marché mondial des hydrocarbures. Pour y remédier Ould Kaddour propose de muscler la division trading, mais en recourant aux « vertus » du partenariat étranger. Celui-ci a eu des discussions à ce propos la semaine dernière à Washington avec Chevron. Mais d’autres compagnies sont sur les tarting-block. Il s’agit du britanique  Vitol et du suisse Glencore. Des traders à la réputation sulfureuse, connu pour leur implication dans des scandales de corruption et pour le détournement des rentes destinées aux populations des pays producteurs de ressources naturelles. Vitol a ainsi été épinglé par le Mozambique pour une affaire de surfacturation de fuel importé par ce pays d’Afrique. Le  trader a également été cité dans le scandale Pétrole contre nourriture en Irak. Pour Glencore, ce sont ses pratiques et ses liens avec l’homme d’affaires israélien Dan Gertler qui ont été dénoncés par les Paradise papers (Corruption, optimisation fiscale..ect).
Mckinsey et Boston Consulting Group :
Dans le domaine de la stratégie d’entreprises, Mckinsey et Boston Consulting Group sont considérés comme les références ultimes, les maîtres Yoda de la stratégie, dont les préceptes sont  enseignés dans les plus grandes écoles de management. Ils recrutent d’ailleurs les meilleurs diplômés.  C’est respectivement le second et le premier plus grand cabinet de consulting au monde. Le hic est que c’est deux cabinets reflètent le capitalisme dans son expression  la plus extrême. Pour Mckinsey, le succès a suscité de nombreuses controverses la qualité réelle des analyses ainsi que sur l’éthique du cabinet. BCG, n’est pas en reste. Un récent scandale en suède concernant des liens le cabinet et le Directeur d’un hôpital ayant commandé une étude a sérieusement écorné l’image de celui-ci au pays de la transparence. En Algérie les deux cabinets ont la charge de conseiller Sonatrach sur la mise en place de la stratégie de l’entreprise à l’horizon 2030
Curtis, Mallet-Prévost, Colt & Mosle LLP :
Curtis, Mallet-Prévost, Colt & Mosle LLP est cabinet d’avocat fondé à New York en 1830. Il est spécialisé dans les arbitrages internationaux et les conflits commerciaux internationaux. Il fait partie des 4 cabinets qui travailleront sur la nouvelle loi sur les hydrocarbures.  

Une pensée sur “Ces cabinets étrangers qui décident de l’avenir pétrolier de l’Algérie

  • 2 juillet 2018 à 11 h 41 min
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    On n’a que ce qu’on mérite

    Ramenez demain un traître voleur avéré, qui a blanchi des millions avec la complicité de ses parrains étrangers pour diriger la vache nourricière Sonatrach, sans que le peuple et les institutions ne réagissent…

    C’est donc le début de la fin sans aucun salut possible..
    Chakib Khelil nous donnera l’absolution avant le coup de grâce..

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