Ces sous-marques qui font leur loi en Algérie

  Au pays de Cocagne on s’installe sans peine et sans même être obligé d’observer les simples règles du commerce et les principes de la transparence. Enseignes en faillite, sous cotées ou mal considérées ailleurs et destinées aux petites bourses, elles retrouvent chez nous de l’allure et de l’assurance, because la manière dont celles-ci avaient été autorisées mais surtout grâce à qui. L’exemple est légion. De Mauboussin, à Gottfried, en passant par Yves rocher, Zara, Mango, Jules, Celio et bien d’autres sous marques méprisées en Europe ou aux EUA, la plupart d’entre elles ne disposent pas de site internet propre au marché algérien et encore moins de contact permettant aux clients mal servis de se plaindre et demeurent injoignables. Communiquer ne semble pas figurer dans le lexique de ces dernières enseignes qui ne pensent apparemment qu’à fourguer leur camelote aux algériens avides de produits juste importés, histoire de faire « genre ». Les prix pratiqués, donnent quant à eux le tournis, ils font au moins le double de ce qui est pratriqué en Europe. À titre d’exemple, un T-shirt Celio dernière collection 2018 est cédé en France à moins de 13 euros. À Alger, un T-shirt de la collection déclassée est cédé à pas moins de 2500 dinars. Pour ces marques franchisées, le prix ne doit guère dépasser les 1800 DA. Le gouvernement semble laisser faire ces pratiques d’enseignes qui posent un problème et suscitent moult interrogations sur leurs transactions à l’import. D’ailleurs, ces marques sont frileuses lorsqu’il s’agit de communiquer sur les prix pratiqués en Algérie via le net. Dans le meilleur des cas, certaines enseignes se contentent de vitrines pour les magasins installés en Algérie. Cerise sur le gâteau, le client est souvent rabroué et malmené par la majorité des employés qui n’affichent aucune courtoisie. Ceux-ci semblent même s’être confondus avec leur patron. Si en France, devenir vendeur est tributaire d’une formation d’au moins trois ans sanctionnée par un BEP- VENTE, chez nous c’est au degré du mépris affiché envers ses compatriotes que l’on semble favoriser.

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