C’est la foire !

Screenshot from 2016-03-07 21-23-29   Par Melissa Roumadi-Belferag Ah mars et ses caprices. Son printemps et ses giboulées. Mars, c’est surtout le mois de l’automobile qui tient salon, chaque année, au Palais des expositions de la Safex. Cette année, les Pins maritimes n’auront jamais aussi bien porté leur nom, «la Foire». En guise de Salon, celui de l’auto a, vite, pris des allures de kermesse. Nulle vente, nulle offre, nulle promotion. Conjoncture économique oblige, les licences d’importation ont fait leur «forfait». Au final le Salon de l’auto, devenu destination touristique, n’aura réussi qu’à distraire des ménages en mal de divertissements, et à mettre un peu de couleur et de rêve dans les plages horaires de télévisions en mal de contenus. Heureusement aussi que le patron du FLN était là pour sortir les rédactions, assommées par l’ennui, de leur torpeur. Amar Saâdani a brillé en ce mois des fous. Il s’est évertuée à mener sa propre campagne «mains propres», en parfaite opposition à son frère ennemi, Ahmed Ouyahia. Personne n’aura échappé à sa vindicte. Le SG du FLN s’est amusé à se trouver de nouvelles cibles, le ministre des Finances et le Gouverneur de la Banque d’Algérie, auxquels il reproche la faillite des politiques économiques et monétaires du pays. Gestion du dinar et administration bancaire ont alimenté la surenchère ! S’il est vrai que l’échec du système économique et monétaire est aujourd’hui consommé, la question qui mérite d’être posée est de savoir si on a vraiment besoin de toute cette surenchère ? Une chose est sure, la conjoncture actuelle appelle à la mise en œuvre de véritables réformes structurelles qui incombent un coût politique, difficile à consentir. Elles induisent la fin d’un certain ordre établi. La conjoncture nous apostrophe, nous oblige à faire l’examen d’un nouveau modèle économique à mettre en place. Elle nous interpelle pour dépasser nos travers, cette tendance à vouloir, à chaque reprise remplacer les privilèges en place par de nouveaux privilèges et troquer de vieux rentiers contre de nouveaux. Ce travail devra se faire dans la sérénité loin de toute instrumentalisation. Il y’a quelques jours, un économiste me rappelait qu’il fut un temps, où un principe prévalait et était même sacralisé : l’immunité des questions énergétiques et monétaires de toutes surenchère de politique politicienne. Ce temps-là semble bien loin ! M.R.B.

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