Charte de partenariat public-privé : Ouyahia défend ses choix

  Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, a affirmé samedi à Alger que la Charte de partenariat sociétaire privé-public, signée récemment par le Gouvernement, le Patronat et l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA), constituait un document "référentiel" qui requiert une loi. La Charte sociétaire privé-public est un "document référentiel" qui nécessite une loi, a déclaré M. Ouyahia lors d'une conférence de presse animée à l'issue de la clôture des travaux de la 4e session ordinaire du Conseil national du parti, ajoutant que "l'État est régi par des lois". Après avoir rappelé les différentes lois relatives à la privatisation de 1995 à 2002, le secrétaire général du RND a souligné que "certains sur la scène politique ont créé un conflit sans aucun contenu politique". "Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a donné une instruction de subordonner tout partenariat à son accord", a expliqué M. Ouyahia, précisant que le "Président a tranché, ainsi, sur cette question".
 
 Un baril à 70 dollars ne règlera pas la crise
Indiquant par ailleurs que "la loi de Finances 2018 a été adoptée par le Parlement avec un déficit de 1.800 milliards de dinars", M. Ouyahia a estimé que "l'augmentation du prix de baril de pétrole à 65 ou encore à 70 dollars ne peut résoudre la crise".
Il n’y a pas de lutte de clans au sein du pouvoir"
M. Ouyahia a également indiqué qu'il n'y avait pas de "lutte de clans au sein du pouvoir", assurant qu'au sein de "l’appareil de l’exécutif, il n’y en a pas et il ne peut y en avoir, car cet appareil a un chef". "Vous m’avez posé une question sur la présence de clans au sein du pouvoir, je vous répondrai en tant que système", a précisé M. Ouyahia, précisant que le pouvoir, sous la direction du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a, depuis 1999, œuvré dans le sens de mettre fin aux spéculations ayant cultivé l'amalgame sur cette question (du pouvoir) en Algérie.
« Le Président m’a nommé et il peut me démettre »
Commentant une question d'un journaliste, selon laquelle, il aurait été "rappelé à l'ordre" par le président de la République, M. Ouyahia a fait observer que "le Président n’a pas besoin de me rappeler l’ordre. Il m’a nommé et peut me démettre", a-t-il souligné. "C’est cela le fonctionnement d’une République et d’un régime semi-présidentiel. Il n’y a pas de clans au sein du pouvoir en tant que structure", a-t-il insisté.
« Je ne serai jamais candidat contre le Président Bouteflika »
Enchainant sur une question relative à ses "ambitions présidentielles", le SG du RND a réitéré qu'il ne serait "jamais candidat contre le Président Abdelaziz Bouteflika", ajoutant que "si le Président veut aller à un 5ème mandat, il est définitivement établi que je serai à ses côtés, car je suis convaincu qu’il a fait un bon travail pour le pays". "Par considération personnelle, je suis un homme qui a une certaine valeur et d'avoir eu le privilège d’être aux côtés du Président Bouteflika dans la sphère politique, d’avoir fait partie de ses équipes plusieurs fois et d’avoir été le plus proche de ses collaborateurs dans l’exécutif pour la troisième fois", a-t-il soutenu.

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