Corée du Nord: un nouveau bras de fer entre la Russie et les Occidentaux

C'est un bras de fer de plus entre la Russie et les Occidentaux, Etats-Unis en tête: Vladimir Poutine s'est imposé ces derniers jours comme l'un des plus farouches opposants à de nouvelles sanctions contre les ambitions nucléaires de la Corée du Nord. Depuis un essai nucléaire nord-coréen d'une puissance sans précédent dimanche dernier, les Etats-Unis, la Corée du Sud, le Japon et l'Union européenne appellent à accentuer la pression sur le régime de Pyongyang. Lundi, le Conseil de sécurité des Nations Unies doit se prononcer sur l'adoption d'une résolution présentée par Washington imposant un embargo pétrolier contre la Corée du Nord et le gel des avoirs de son dirigeant Kim Jong-Un. Alors que la Chine, principale alliée de Pyongyang, a laissé entendre qu'elle pourrait approuver de nouvelles sanctions, Vladimir Poutine, dont le pays est doté du droit de veto au Conseil de sécurité, a passé la semaine à en critiquer le principe, sans se prononcer explicitement sur le texte américain. Les Coréens du Nord "mangeront de l'herbe mais n'abandonneront pas ce programme (nucléaire) s'ils ne se sentent pas en sécurité", a-t-il lancé mardi, appelant au dialogue avec le régime de Pyongyang, lors d'un sommet à Xiamen, en Chine, tout en condamnant le dernier essai nord-coréen.

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