De l’état défectueux à la violence dans les stades

L’état défectueux dans lequel se trouve la majorité des stades de football en Algérie, a fortement influé sur la propagation de la violence dans ces stades, un phénomène devenu de plus en plus inquiétant et qui ne cesse de prendre des proportions alarmantes au fil des années. L’instauration, depuis 2010, du professionnalisme n’aura été, au bout du compte, qu’un leurre, dans la mesure où le professionnalisme ne se décrète pas, mais il doit être accompagné de toute une panoplie de mesures et de dispositions devant permettre de pratiquer le football professionnel dans un environnement adéquat et dans les meilleures conditions qui s’imposent, à commencer par les infrastructures. La Fédération algérienne de football avait bien pris une série de mesures afin de porter la gestion des stades à la norme. Au mois de juillet dernier, une réunion entre les responsables de la FAF, de la Ligue de football professionnel, ainsi que les présidents des 32 clubs de football avait abouti à la décision de porter les prix des billets d’un minimum de 150 à 500 DA l’entrée. Une hausse des prix de billetterie qui devait permettre aux clubs de football de payer des stadiers, devant palier au retrait des agents de l’ordre public. La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) et la FAF ont décidé de renoncer à leurs quotes-parts dans les recettes des stades, lesquelles seront reversées directement aux clubs, comme il a été décidé de confier la gestion des stades aux clubs le jour du match. Des mesures prises en vain. En réalité, ce qui se passe dans nos stades où il y a même mort d’homme, n’est que la résultante et la conséquence directe de la mauvaise gestion et de l’improvisation. A cela, est venue se greffer la décision de retirer les policiers des stades, ce qui a aggravé le fléau de la violence, une situation qui a amené les pouvoirs publics à reconsidérer une telle mesure en faisant revenir derechef les forces de l’ordre dans les stades. Cette décision a été certes saluée par le président de la Fédération algérienne de football (FAF) Mohamed Raouraoua, mais cela ne change en rien à la situation qui ne cesse de se détériorer. W.B.

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