Disponibilité du médicament : installation mercredi d’une cellule de veille

  Une cellule de veille sera mise en place, mercredi prochain au niveau du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière pour assurer le suivi de la disponibilité des médicaments, a annoncé dimanche à Alger, le Directeur général de la Pharmacie audit ministère, Hamou Hafed. "Pour l’année 2018, le ministère de la Santé prévoit, dans le cadre du Comité de concertation de se réunir mercredi prochain afin de créer une cellule de veille avec l’objectif de rendre disponible le médicament et de débattre de façon régulière des obstacles qui empêchent cette disponibilité", a déclaré le Dr Hafed, sur les ondes de la Chaine III de la Radio nationale. Le Comité de concertation, a-t-il précisé, regroupe l’ensemble des opérateurs de la filière pharmaceutique, à savoir le Syndicat national algérien des Pharmaciens d’officines (Snapo), l’Union nationale des Opérateurs de la Pharmacie (UNOP), le Syndicat algérien de l’Industrie pharmaceutique (SAIP), l’Agence nationale des Produits pharmaceutiques (ANPP), les représentants des distributeurs, ainsi que la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH). Il a ajouté qu’une première réunion a eu lieu en décembre dernier et a été consacrée à consolider l’aspect prévisionnel s’agissant des programmes d’importation des médicaments par les laboratoires pharmaceutiques. Ces derniers, ont été conviés par la tutelle dés le 1er août 2017 à présenter leurs programmes respectifs d’importation, a fait savoir l’hôte de la radio, assurant que les premières réponses ne sont parvenues que le 6 octobre dernier. "En dépit de ce retard, le ministère de la Santé a pris les mesures nécessaires afin de libérer les programmes d’importation en question", a-t-il poursuivi, soulignant que "la disponibilité des médicaments est prise en charge très sérieusement et de manière permanente par ce département". Tout en reconnaissant, toutefois, l’"existence de réclamations récurrentes" pour ces produits, le Dr Hafed a imputé les perturbations signalées par moments à des "tensions exogènes", s’agissant des médicaments importés, explicitant que la fluctuation des prix à l’international, empêche les laboratoires d’établir des programmes prévisionnels d’importation à plus long terme. Pour les produits fabriqués localement, a-t-il rassuré, la tutelle répercute immédiatement les producteurs lorsqu’un problème est signalé, pour faire en sorte que le marché soit alimenté, se "félicitant" que la production locale réponde à prés de 50 % des besoins en la matière. "Ceci, a-t-il détaillé, grâce aux 84 unités de fabrication existantes à l’échelle nationale et à une progression de plus de 15 % enregistrée durant les trois dernières années par l’industrie pharmaceutique nationale". Interpellé sur le problème particulier des médicaments pour cancéreux, il a affirmé "la disponibilité des produits hospitaliers et expliqué les perturbations dénoncées par les malades par des problèmes de gestion de commandes qui ne se fait pas ou se fait en retard", se référant au récent communiqué de la tutelle sur la question. Soutenant que la disponibilité du médicament en termes de volume ne se pose pas, le Dr Hafed a annoncé une prévision de dépenses par la PCH de l’ordre de 94 milliards de DA pour l‘année en cours, rappelant l’évolution de cette dépense qui est passée de 75 milliards DA en 2015 à 88 milliards de DA en 2017.  

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