Effervescence sur la scène politique

    Les sorties politiques se sont multipliées en cette fin de week end. Après une longue hibernation, les partis politiques sortent enfin de leur léthargie pour animer la scène nationale en cette veille de précampagne électorale pour les présidentielles de 2019. La cacophonie qui en résulte semble témoigner d’un début de guerre des tranchées que se livrent les principaux antagonistes du rendez vous électorale d’Avril 2019. Djamel Ould Abbes qui ne cesse de parler de manipulation en guise d’explications des raisons de l’embrasement du front social, reprend à la lettre le document publié par Oxford Business group et considère ce dernier comme étant la feuille de route de son parti, le FLN après le fameux programme du Président. Seddik Chiheb, membre influent au RND fait appel à tout son courage pour émettre des appréciations sur les chefs de l’Etat algériens déclarant, ce dimanche sur un plateau de la chaine Ennahar tv que « Bouteflika est parmi les meilleurs présidents que l’Algérie ait connu après le défunt Boumediene ». Abdelaziz Belaid qui exhorte les élus de son parti, El Moustakbel à ne pas « fermer les portes à leurs administrés », les invitant à « les recevoir et les écouter, même si vous ne pouvez pas régler leurs problèmes.» Le Dr Belaid s’étonne qu’on tabasse des médecins en s’interrogeant «comment accepter que des médecins se fassent taper dessus ?». Il rappelle que « Si on ferme la porte du dialogue, on ouvre celle de la violence.» Madame Hanoune charge Ahmed Ouyahia trouvant que ses récentes déclarations à propos de “cercles (qui) font bouger le front social” de « surprenantes ». Elle estime que le Premier-ministre « va de provocation en provocation. Il n’a plus le sens de la mesure. C’est une insulte, une provocation à l’égard des étudiants, de la jeunesse, des travailleurs et des syndicats. C’est comme s’il n’avait pas la capacité de discernement ». Elle en appelle au président de la République pour « intervenir » estimant qu’ « il ne doit pas laisser ces dérives continuer. C’est une affaire de sauvetage du pays. Que le Président ordonne le respect de la loi. L’arbitraire peut provoquer des réactions imprévisibles et nul ne peut prévoir les développements. Tout responsable incapable de négocier, d’écouter et de trouver des solutions doit partir », assène-t-elle. A contrario, Amar Ghoul, président de TAJ, a estimé carrément que les «syndicats ne sont pas rationnels dans leurs revendications, car ils revendiquent des droits impossibles à satisfaire par le gouvernement, particulièrement en cette période». Fidèle à lui même, Ghoul saisit l’occasion pour réitérer son soutien au Président Bouteflika indiquant que « notre fidélité au président est intemporelle!». Et d’ajouter que «le poste de président de la République est assez délicat pour qu'on s'y précipite». Le patron du MPA, Amara Benyounes s’est évertué quant à lui à critiquer aussi bien les dernières décisions du gouvernement que les relents socialistes lorsqu’il s’agit de traiter les questions liées aux privatisations lesquelles doivent être appréhendées selon lui d’un point de vue économique et non avec « populisme et démagogie ».      

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