Gaz de schistes : contrat de près de 5 millions de dollars pour évaluer le potentiel algérien

L’exploitation des hydrocarbures non conventionnels, des gaz de schistes notamment revient aux devants de la scène.  L’Agence nationale de valorisation des ressources hydrocarbures (Alnaft), vient de relancer de manière très concrète le dossier, en initiant une nouvelle évaluation de potentiel de l’Algérie en la matière. Et c’est  l’issue d’un appel d’offres  national et international retreint qu’Alnaft a retenu l’entreprise française Beicip Franlab pour prendre en charge « l’évaluation du potentiel en hydrocarbures non conventionnels, associés aux réservoirs compacts et aux niveaux géologiques roches mères des bassins du domaine minier du Sahara Algérien ».  Le spécialiste français de l’exploration, de l’évaluation des réservoirs et de la simulation des réservoirs a été retenu, selon l'avis d'attribution publiée le 20 juin 2017 sur le site d'Alnaft,  avec une offre financière estimée à plus de 4,85 millions de dollars et un délai de 24 mois. Il est vrai que la question de l’exploitation des gaz de schistes a été mise entre parenthèse au lendemain des protestations ayant émaillé In Salah et qui ont été induites par les forages et les tests menés par la Sonatrach  dans le bassin d’Ahnet. Mais il semblerait que la crise que traverse le pays en raison de la baisse des cours du brut ont eu raison de ce qui ressemblait à un moratoire de fait sur l’exploitation des gaz de schistes. Au cours du dernier Conseil des ministres, le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika a invité le Gouvernement à « valoriser davantage toutes les ressources et richesses dont dispose le pays, y compris les hydrocarbures fossiles conventionnels et non conventionnels ainsi que les énergies renouvelables ».

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