Gaz  de schistes : « Nous ne rééditerons pas les erreurs du passé »

    Le développement des ressources hydrocarbures non conventionnelles est incontournable. Le P-DG de la compagnie nationale des hysdrocarbures a tenu à rassurer lundi quant au potentiel du domaine minier national, mais a indiqué que l’on devra aller vers l’exploitation des gaz de schistes « tôt ou tard ». Lors d’une conférence de presse dédiée à la présentation du bilan de la compagnie et de la nouvelle stratégie de transformation de la Sonatrach à l’horizon 2030, M. Abdelmoumene Ould Kaddour a toutefois estimé qu’il ne faudra pas refaire les erreurs du passé en faisant référence à ce qui s’est passé à In Salah. affirmé que "tôt ou tard nous serons amenés à utiliser le gaz de Schiste ", estimant cependant que "les expériences vécues à Aïn Salah doivent être prises en considération pour ne pas commettre les mêmes erreurs à l'avenir". "Donc définitivement, nous y arriverons au gaz de Schiste, mais nous y arriverons dans de meilleures conditions en prenant en compte toutes les mesures nécessaires à la protection de l’environnement", a-t-il avancé, relevant que la technologie a extrêmement évolué depuis les premiers essais effectués à Aïn Salah, il y a de cela une dizaine d’années. Il a d’ailleurs précisé que l’Algérie dispose de ressources appréciables rappelant que l’Algérie occupe la troisième place mondiale ne matière de réserves en hydrocarbures non conventionnels. Notopns à ce titre que dans le cadre du plan de déveoppement à l’horizon 2030,  et matière de déveoppement des hydrocabures non conventionnel, Sonatrach table sur un objetif de 20 milliards mètres cubes à l’horizon 2030 et de 70 millirads mètres cubes de gaz à l’horizon 2040 A une question relative au potentiel de l’Algérie en matière d’hydroabures conventionnels, , M. Ould Kaddour a estimé que l'"important" potentiel de l’Algérie en hydrocarbures continue d’attirer de plus en plus de partenaires étrangers . et d’ajouter que  le nombre important (près d’une trentaine) de partenaires étrangers ayant pris part à la 11ème édition des Journées scientifiques et techniques (JST11) de Sonatrach, prouve, une fois de plus, l’attractivité du secteur de l’énergie en Algérie. "Ne vous inquiétez pas, il reste encore d’énormes réserves (de pétrole et de gaz) en Algérie, mais cela nécessite énormément de travail pour les découvrir", a-t-il dit, rappelant, en ce sens, la volonté de la compagnie norvégienne Statoil de revenir en Algérie, pendant que des négociations sont menées pour l’installation du major américain Exxon Mobil dans le pays.
Le raffinage de pétrole à l’étranger est plus rentable
Abordant la question de l’importation des produits raffinés, M. Ould Kaddour a expliqué que Sonatrach a décidé de raffiner elle-même le brut algérien à l’étranger pour ensuite ramener les produits raffinés et satisfaire ainsi la forte demande nationale dans ce domaine. Selon lui, cette solution, "la plus rapide possible", permet de réduire considérablement le coût de l’importation par l’Algérie des produits raffinés, estimé à environ 2 milliards de dollars annuellement. A une autre question de l’APS sur le contenu d’un accord signé entre Sonatrach et deux sociétés turques, à la faveur de la récente visite du président Turc, Tayep Erdogan, en Algérie, M. Ould Kaddour a expliqué qu'"il s’agit d’un projet que les deux parties sont en train de peaufiner pour la construction d’une usine de production de propylène en Turquie". Ce projet permettra, à l’Algérie de développer les activités de sa compagnie Sonatrach à l’international et à la Turquie de réduire ses importations de produits propylènes en provenance notamment de la Chine.

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