Guitouni : On risque de ne plus exporter d’hydrocarbures en 2025 !

  Le ministre de l’Energie, M. Mustapha Guitouni,  a fait lundi une déclaration pour le moins alarmiste, pour ce qui est de l’avenir de l’activité hydrocarbures et des recettes issues à terme de cette activité. « Si on continue à consommer sans penser à augmenter nos capacités de production, d'ici 2025 toute notre production sera destinée à la consommation nationale », a-t-il indiqué en marge d’une visite de travail à Tizi Ouzou. Une déclaration qui aurait pu refléter une prise de conscience nécessaire quant aux risques que représente la courbe croissante de la demande interne en énergie. Risques mis en avant depuis quelques années déjà par de nombreux experts. Si ce n’est le fait que c’est argument de plus que les pouvoirs publics souhaitent faire valoir pour justifier le recours à l’exploitation des gaz de schiste. Selon l’APS, le ministre qui a tenu à préciser qu’un  tiers de la production d’hydrocarbures est consommé en Algérie, l'autre tiers est exporté et le dernier tiers est réinjecté pour maintenir les puits en pression, a expliqué que « l'exploitation du gaz de schiste offre à l'Algérie l'opportunité d'augmenter sa production et honorer ses engagements nationaux et internationaux. M. Guitouni a aussi tenté de dédiaboliser l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels en indiquant que Le ministre de l'Energie, Mustapha Guitouni, a assuré lundi à Tizi-Ouzou que « le recours à l'exploitation au gaz de schiste, prévu dans le cadre de la politique gouvernementale de diversification des sources d'énergie, ne se fera pas au détriment de la santé de la population ». Il s’est également lancé dans un exercice de pédagogie en observant « que les techniques d'exploitation ont beaucoup évolué et que la fracturation hydrique verticale qui s'effectuait en profondeur a été délaissée au profit d'une autre méthode de forage horizontale qui permet de préserver les eaux souterraines de toute forme de pollution chimique ce qui a permis à des pays tels que les Etats-Unis, la Chine et l'Argentine d'exploiter cette ressource », précise l’APS. Et d’ajouter que « le personnel qui sera chargé de l'exploitation du gaz de schiste » était formé actuellement. « Cette exploitation se fera par des Algériens avec un éventuel recours à l'expertise et à l'expérience étrangère. Rien ne se fera avant que nous ayons expliqué au peuple que ça ne sera pas nocif » a-t-il ajouté.  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *