Hadda Hazem met fin à sa grève de la faim

Une grève de la faim qui aura duré sept longues journées. C’est sur l’insistance de ses confrères ainsi que des militants pour la liberté de la presse et les citoyens venus nombreux, ce lundi matin, à la maison de la presse Tahar Djaout la soutenir que la directrice du quotidien arabophone Al Fadjr a enfin mit fin à protestation. Affaiblie mais pas vaincue, Hadda qui s’est montrée digne a su préserver son honneur et celui de toute la presse écrite algérienne. Butée et déterminée comme le sont tous les amoureux de la justice et de la liberté, elle promet de continuer son combat. Un combat pour la liberté de la presse que viennent rejoindre nombreux journalistes, éditeurs, citoyens ainsi que des cadres de partis politiques et des militants des droits de l’Homme dont Amnesty International. Serait ce donc le déclic qui a tant manqué à cette corporation éparpillée et détournée de ses objectifs par des soucis matériels ? En tout les cas, un élan de sursaut semble etre né. D’ailleurs, le comité de soutien qui s’est organisé autour de la directrice d’Al Fadjr envisage d’entreprendre d’autres actions après avoir essuyer une fin de non recevoir de la part du ministre de la Communication qui n’a pas daigné rencontrer ses anciens confrères, les faisant recevoir « debout dans un entresol » par l’un de ses conseillers, mais préférant répondre à sa façon en s’adressant via les canaux de télévisions offshore à la corporation ou il n’a pas raté l’occasion de fustiger Madame Hazem en balançant une série de chiffres se rapportant à la publicité dont aurait profité le quotidien Al Fadjr. D’ailleurs, l’information est vite démentie par la Directrice du journal qui met en défi le ministre de publier les chiffres de tous les organes de presse ayant bénéficié de la manne publicitaire étatique. Un défi que ne saurait surement pas relever M. Djamel Kaouane du fait que l’acte de Hadda Hazem est beaucoup plus politique qu’économique et tend à décrier l’injustice subie par la presse écrite nationale. D’ailleurs, les intervenants qui avaient pris la parole lors de ce rassemblement ont tous tenu à relever le caractère politique de cette grève de la faim. Pour Hmida Ayachi, il est« question d’avenir pour la presse ». Pour le directeur de publication du quotidien El Watan, Omar Belhouchet, qui revient sur le monopole exercé par l’État sur la publicité publique estime que « c’est le seul monopole qui est en cours en vigueur, tous les autres sont tombés ». Il considère que ce qui se passe « est devenu une machine contre la presse. Nous avons le droit de parler de notre pays, nous avons le droit d’exister». M. Belhouchet pour qui « le travail de sape n’est pas bon pour le pays » a considéré Hadda Hazem comme « une véritable héroïne » qui « ne demande pas de l’aumône. C’est une journaliste très courageuse. Elle est beaucoup plus attachée à son pays que ceux qui ont pris la décision d’arrêter la publicité ».

Une pensée sur “Hadda Hazem met fin à sa grève de la faim

  • 20 novembre 2017 à 19 h 03 min
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    El Watan n’est plus crédible. La plupart de ses talents l’ont quitté depuis belle lurette. Il fait davantage dans la rumeur, les brèves de comptoirs et la désinformation voire du bashing Algérie qu’autre chose. Je ne le lis plus depuis longtemps comme beaucoup d’ailleurs.

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