Hamid Grine veut une presse électronique 100% algérienne

L’Algérie entre de plein pied dans l’ère du numérique. C’est un choix qui s’impose et de nombreuses activités ont prospéré sur la toile sans que le cadre réglementaire ne suive. De nombreuses avancées ont été concrétisées, en ce sens, notamment pour tout ce qui est lié aux transactions commerciales et financières. Or, pour ce qui concerne les médias, la presse électronique et numérique continue à évoluer en marge de tout cadre organisé. Le ministre de la Communication a, en ce sens, affirmé aujourd’hui à Oran, que de nouveaux textes de loi devant régir la presse électronique sont en phase de finalisation et auront pour finalité de mettre fin à l’anarchie dans laquelle évoluent les médias numériques. Le nouveau cadre réglementaire devra encourager des médias 100% algériens et les restructurer dans un cadre bien national. Il préconisera un hébergement algérien. Il est clair qu’il s’agit de promouvoir les noms de domaine algériens (.dz), et limiter l’expansion de l’usage des noms de domaine internationaux (.com). Mais pas seulement. Le propos du ministre sonne comme un rappel à l’ordre à certains médias, dans la mesure où il pose la problématique de la domiciliation de certains sites. Tout comme les télés, les médias électroniques offshores se multiplient. Le ministre de la Communication parle même de « sites fantômes » car, aucune information n’est  donnée sur leur siège ni l’identité de leurs gérants, estimant qu’« il est temps de remettre de l’ordre dans ce secteur ».Grine explique que le problème réside dans le fait que parfois que des attaques sont émises par certains sites « sans savoir par qui ni d’où», et que ces derniers « que l’’on ne peut qualifier de journaux électroniques peuvent avoir un impact très négatif sur le pays et l’opinion publique». Il explique aussi que ces sites « attaquent et diffament sans la moindre preuve ni la moindre enquête »,  appelant l’ensemble de la corporation à plus de responsabilité et de professionnalisme. S’agit-il d’imposer une certaine forme de censure sur la toile ? Le ministre de la Communication s’en défend,  il indique qu’il ne s’agit pas de demander « aux journalistes d’être complaisants mais d’être responsables dans leurs écrits. Il s’agit de confirmer,  de recouper et de bien analyser leurs informations »,  et d’adopter une démarche responsable afin d’éviter la diffamation et la manipulation.

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