Hydrocarbures : lancement du 5e appel d’offre en 2017

Plus de deux ans après l’échec relatif du 4e appel d’offres, l’Agence pour la valorisation des ressources en hydrocarbures Alnaft, est en passe d’ouvrir un nouveau round d’attribution  de blocs d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures. Le 5e appel d’offre devrait être lancé en 2017, selon les propos du président d’Alnaft, M. Sid Ali Betata. Celui-ci a indiqué aujourd’hui, à l’APS qu’Alnaft «  a inscrit cet appel d’offres dans son plan d’action de 2017 ». Et d’ajouter que le 5e appel d’offres portera essentiellement sur des périmètres où des découvertes ont été réalisées. M. Betata explique d’ailleurs que « ce type de périmètres intéresse les compagnies pétrolières qui préfèrent ne pas prendre le risque de l'exploration dans un contexte de réduction des dépenses d’investissement du secteur pétrolier, engendrée par la baisse des cours de brut, a-t-il expliqué, en précisant que "cela permet aux entreprises de développer rapidement le projet en dégageant le cash flow nécessaires à sa réalisation", a-t-il dit. Selon APS,  Alnaft pourrait, également, ne pas inclure des périmètres d’exploration dans ce cinquième appel d’offres qu’elle compte consacrer essentiellement aux blocs de développement. Rappelons qu’en marge du 15e Forum international de l’énergie tenu à la fin du mois de septembre à Alger (voir ce lien), M. Betata nous avait confié qu’Alnaft a déjà identifié «  de 6 à 9 blocs qui pourraient être proposés dans le cadre d’un appel d’offres. Des blocs orientés vers le développement, et qui pourraient permettre une production rapide dès exploitation ». Il nous avait alors expliqué que « ces blocs bénéficient de nombreux atouts comme les coûts », ainsi que le fait que certains de ces blocs se situent à proximité de champs existants et exploités par certaines compagnies.  Ce qu’il avait d’ailleurs considéré comme un avantage certain dans un contexte de recul des cours du brut et par conséquent de diminution des investissements des compagnies pétrolières. M. Betata avait alors estimé qu’un appel d’offres aurait plus de chances d’aboutir dans un contexte où le cours du baril dépasserait les 50 dollars. Les signaux positifs du marché sur fond d’accord de réduction de la production de pétrole Opep et non Opep, incitent les pouvoirs publics à relancer le processus d’appel d’offre après deux années de report en raison de la crise.

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