Industrie : les minoteries et les cimenteries ne bénéficieront plus d’avantages fiscaux

La crise financière oblige le gouvernement à revoir les avantages fiscaux accordés aux entreprises. Il est vrai que les niches fiscales desquelles bénéficient les investisseurs représentent un manque à gagner de plus d’un milliards de dollars en moyenne pour le budget de l’Etat. Une dépense fiscale que les autorités entendent bien réorienter vers les secteurs productifs qui enregistrent un sous-investissement ou qui permettrait dans le sens d’une production de substitution aux importations. Ainsi, et moins d’une semaine après que le Premier-ministre, M. Abdelmalek Sellal se soit inquiété depuis Annaba du nombre jugé excessif d’investissement dans certains secteurs à l’image des minoteries et des cimenterie, voilà que le ministre de l’Industrie et des Mines, annonce la mise en place d’une liste négative incluant des secteurs qui ne bénéficieront plus d’avantages fiscaux. C’est lors de son intervention dimanche sur les ondes de la radio nationale, que M. Abdesselam Bouchouareb a indiqué que l’Etat se doit de réorienter l’effort fiscal et la dépense fiscale. Celui-ci a expliqué que dans le cadre du nouveau code de l’investissement, un texte d’application prévoit la mise ne place d’une liste négative. « Cela ne veut pas dire que l’on interdira un opérateur d’investir dans tel ou tel secteur. Le fait est que celui qui voudra investir dans un secteur saturé et inclus dans cette liste négative est libre de le faire. Mais il ne bénéficiera pas des avantages accordés aux investisseurs », indique-t-il.  Le ministre a précisé que cette liste inclurait  de secteurs saturés comme les minoteries, les cimenteries, les briqueteries et le transport.
Quant à l’incompréhension de certains opérateurs de voir le secteur de la cimenterie inclus dans cette liste négative au moment où les pouvoirs publics  comptent sur cette filière pour dégager des excédents à l’exportation, M. Abdesselam Bouchouareb répond que ce secteur  est saturé dans la mesure où l’année 2017 marque le retour à l’autosatisfaction du marché national en ciment. Il précise aussi que les projets de réalisation de cimenteries et qui seront réceptionnés à l’horizon 2019-2021, permettrons de dégager plus de 10 millions de tonnes de ciment à l’export, «  ce qui est énorme, dans le mesure où il n’est pas aisé d’exporter du ciment », explique-t-il. Le ministre a d’ailleurs, indiqué que les cimenteries de Beni Safi et de Hadjar Soud, toute deux réalisées à proximité de ports seront orientée vers l’exportation.   Textile, sidérurgie et médicament M. Abdesselam Bouchouareb est également revenu sur certains projets d’investissement expliquant que l’année 2016 a enregistré pas moins de 7.780 projets d’investissements représentant une hausse de 19 % en valeur des investissement et 15 % d’augmentation en termes de création d’emplois. Il a également évoqué les résultats concluants réalisés dans certains secteurs, à l’image du textile qui a connu une croissance à deux chiffres (11%), sur quelques segments. Il évoquera ainsi l’entrée en production  au mois de juin de la première des huit unités à réaliser à Relizane dans le cadre d’un partenariat algéro-turque.  M. Bouchouareb explique que 60 % de la production de ces unités seront destinés à l’exportation. Et d’ajouter que cette unité bénéficiera dès son démarrage en juin d’un contrat à l’export de 2 milliards de dinars. Le ministre de l’Industrie évoque aussi, dans le domaine de la sidérurgie des unités de Bellara (Jijel) en partenariat avec les Qataris à la fin du mois d’avril, et de celle d’Oran en partenariat avec les Turques de Toscali et qui permettront d’ici la fin de l’année d’être autosuffisants en rond à béton et en fil machine. M. Bouchoaureb parle également des investissements réalisés par le groupe Saidal et qui devrait réceptionner 4 projets d’envergures à Constantine, Alger, Tipaza et Cherchell. Un ensemble d’investissements que le ministre évalue à plus de 5 milliards de dollars. Enfin le ministre explique eu son secteur a enregistré un taux de 3,9 % en 2016. Un taux qui aurait été plus important, si ce n’est les contre-performances d’El-Hadjar et de la SNVI.  

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