Irak: ultimatum pour le retrait des peshmergas

Forces irakiennes et kurdes se faisaient face à la lisière de la ville de Kirkouk samedi, dernier jour donné par Bagdad aux peshmergas pour se retirer des zones prises il y a trois ans, tandis que Washington tentait de calmer les tensions. Les blindés des forces irakiennes surmontés du drapeau national étaient postés à la mi-journée aux abords d'une rivière bordant au sud la ville de Kirkouk, a constaté un photographe de l'AFP. De l'autre côté du cours d'eau, les peshmergas étaient visibles, derrière des remblais de terre et des blocs de béton sur lesquels le drapeau kurde avait été peint. "Nos forces ne sont pas en mouvement et attendent désormais les ordres de l'état-major", a indiqué à l'AFP un officier irakien, sous le couvert de l'anonymat. Vendredi, les forces irakiennes ont repris sans combat des positions où les combattants kurdes s'étaient installés dans le chaos créé par la percée fulgurante des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) en juin 2014. Cette avancée, au-delà des villages de Taza Khormatou et de Bachir, à une dizaine de kilomètres au sud de Kirkouk, des colonnes de chars et de blindés des forces gouvernementales et paramilitaires irakiennes s'est faite alors que les peshmergas s'étaient retirés dans la nuit. Dans cette zone au sud du chef-lieu de la province éponyme se trouvent de nombreuses infrastructures pétrolières. Les forces irakiennes sont "chargées de se redéployer dans les positions qu'elles occupaient avant le 9 juin 2014", et cela, "sur ordre de l'état-major", a indiqué Ahmed al-Assadi, porte-parole des unités paramilitaires du Hachd al-Chaabi, une coalition alliée de Bagdad et formée en 2014 pour contrer la progression de l'EI.  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *