Issa Hayatou éjecté de la présidence de la CAF : Est-ce la fin d’une époque ?

  La défaite de Issa Hayatou, président sortant de la Confédération Africaine de Football, CAF est peut-être la confirmation de la fin d'une époque pour les dinosaures du football mondial. Laissant son siège ou plutôt son trône sur lequel il a régné durant près de trois décennies, au profit du Malgache Ahmed Ahmed,  qui a gagné par 36 voix contre 20 pour Hayatou, le Camerounais quitte, sans panache, une CAF sur laquelle il a pesé de tout son poids depuis les années 80.Mais cette défaite intimement liée à celle de Hadj Raouraoua Mohamed étrillé et humilié pas son adversaire marocain Lekdjah sur un score sans appel de 41 voix contre 7 pour un poste de membre de l'instance exécutive de la CAF, vient confirmer si besoin est, que le monde de la balle ronde est en train de faire sa mue au profit de nouvelles figures avec au passage un bain de jouvence. Comment ne pas faire de comparatifs avec le départ humiliant de Joseph Blatter de l'instance suprême du football, puisque la succession semble être naturellement guidée voire même fomentée et réfléchie pour que les dinosaures partent en laissant la place à de jeunes loups. Les raisons sont simples, les empires financiers bâties autour et grâce au football de par son statut de sport roi,  à la faveur notamment des droits de retransmission télévisée, ont donné une dimension d'intouchables à ces personnalités qui se croyaient indétrônables. Toutefois, ce sont justement ces mêmes droits TV qui vont sonner le glas  de la CAF version Hayatou, et de  la FIFA version Blatter. Ces droits TV qui ont jeté un véritable pavé dans la marre lors, notamment, de la dernière coupe d 'Afrique des nations au Gabon, obligeant les dirigeants africains à débattre de la cession de ces droits au profit des chaines du groupe qatari Bein sport et surtout la manière dont a été négocié ce monopole sur le monde arabe et l’Afrique du Nord. La FIFA donne l'exclusivité des droits TV à une firme HBO à qui elle cède, suivant un découpage linguistique, des droits TV pour la diffusion des matchs. Cela pour la coupe du monde alors que la CAN c'est la CAF qui cède les droits. Idem pour les matches de l'EN puisque c'est la FAF qui cède les droits TV des matches. Ces droits TV ont  peut être joués un rôle déterminant pour assoir la suprématie de Hayatou et surtout de Blatter   sur la gestion du football mondial mais ce sont ces mêmes droits TV qui ont sonné la fin d’un règne. Une claque pour Raouraoua Est-ce le même son de cloche pour la FAF version Raouraoua? Il semble que c'est véritablement la fin du Hadj Raouraoua Mohamed, qui comptait sur ces élections au niveau de l'instance Africaine pour revenir par la grande porte et  continuer son règne sur le trône de Delly Brahim. L'humiliation subie ce jeudi  par le président sortant de la fédération de football est probablement la confirmation de la tenue d'une AG élective qui ne devrait être qu'une simple formalité pour Zetchi Kheirdinne, boosté par le MJS et certains opposants du désormais ex patron de la FAF. D'ailleurs, la FAF fait état de la tenue des travaux de l'AG élective pour ce 20 mars, c'est à dire à la date initiale, mettant dans le cirage ceux qui étaient favorables  à un renvoi de cette élection au 27 avril prochain. Les prochaines 48 heures vont être déterminantes pour confirmer le départ de Raouraoua Mohamed qui devrait rebondir au Qatar pour s'occuper, signale-t-on, de l'organisation de la Coupe du monde de football de 2022. Comme quoi les dinosaures ont plus d'un tour dans leur sac. Mustapha Belkacem

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