Jil Djadid et le FFS réagissent au 5ème mandat

Alors que l’option d’un 5e mandat se précise de plus en plus, encouragée par les appels, voire les supplications des partis politiques ayant formé la défunte alliance présidentielle, la classe politique algérienne se définissant de l’opposition reste muette dans sa majorité, comme médusée. Seules les voix du FFS et du parti Jil Djadid s’elevent pour réagir. Il est vrai que si Soufiane Djilali, président de Jil Jadid, affiche clairement sa farouche opposition à un énième mandat présidentiel caressé par les fidèles de Abdelaziz Bouteflika, le FFS use, lui d’un ton plus modéré frôlant le timoré. Il semble opter pour une position vague pour le moins à lire le sibyllin message émis par son premier secrétaire, hier samedi, à partir de Sétif. Si les deux formations semblent du même port, elles sont loin d’être du même bord. Très actif sur les réseaux sociaux, le virulent Djilali Soufiane invite les citoyens à « réagir » contre ce qu’il considère comme « l'humiliation que le système Bouteflika veut infliger au pays » et qui « doit lui être retournée. » Car, écrit-il sur sa page Facebook, « l'heure est grave pour le pays, pour nos enfants, pour nous tous. Nous sommes devant un pouvoir dont l'insolence n'a d'égal que son indignité ! » Il appelle les citoyens à refuser « le 5ème mandat de la honte; disons-le haut et fort, dénonçons, partageons une réaction d'honneur, faisons prendre conscience à tous que la peur d'aujourd'hui nous coûtera très chère demain. » Et à commencer « par nous mobiliser sur les réseaux sociaux, car ajoute-t-il, « nous avons quelques semaines pour le faire. » De son coté, le FFS avertit, timidement, le pouvoir. Dans son intervention, le 23 juin, à l’occasion de la tenue du Conseil fédéral extraordinaire à Sétif, le premier secrétaire du parti, Mohamed Hadj Djilani met , à son tour, « en garde le régime quant à toute dérive mettant en péril l’avenir et le devenir du peuple algérien. » Le parti du défunt Hocine Ait Ahmed reste évasif sur les questions qui prévalent mettant à peine « en garde le régime » qui semble enfermé dans son légendaire autisme. Le Front des forces socialistes ne réagit même pas à la déclaration d’Ahmed Ouyahia à propos de frêle composante des partis politiques et la faiblesse de « la structuration de la scène politique » et encore moins à l’appel du SG du RND au Président Abdelaziz Bouteflika à briguer un 5e mandat. Mohamed Hadj Djilani estime que « la scène politique nationale est marquée par un brouillard qui renforce le statu quo et confirme l’impasse politique, ce qui rend difficile, voire impossible toute alternative crédible. » Son parti « appelle les forces vives de la nation à la vigilance, la responsabilité et la mobilisation pour préserver l’unité de la nation, l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale pour déjouer les manœuvres d’où qu’elles viennent ».    

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