La Ghouta bombardée pendant la trêve, l’Onu appelle à rouvrir l’accès humanitaire

  Le chef de l'Onu, Antonio Guterres exhorte, dans un communiqué, toutes les parties à "autoriser immédiatement un accès sûr et sans obstacles pour permettre à d'autres convois de livrer des provisions essentielles à des centaines de milliers de personnes qui en ont désespérément besoin". Les forces loyalistes ont poursuivi mardi leur percée rapide dans l'enclave assiégée, progressant essentiellement dans les zones rurales et moins peuplées. Au total, 805 civils dont 175 enfants ont été tués depuis le début de l'offensive des forces syriennes contre cette enclave le 18 février, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). La réunion du Conseil de sécurité aura lieu à huis clos pour débattre de l'absence de mise en oeuvre du cessez-le-feu temporaire en Syrie qu'il réclamait dans une résolution le 24 février. Peu après ce vote à l'ONU, la Russie avait annoncé une trêve quotidienne des combats et des bombardements limités à la Ghouta orientale, censée permettre aux civils de quitter l'enclave rebelle par un couloir humanitaire et acheminer des aides dans ce secteur où quelque 400.000 habitants vivent assiégés depuis 2013. En une semaine, aucun civil n'a emprunté ce couloir, a indiqué mardi un général russe à Moscou, précisant que l'offre de sortie était désormais étendue aux combattants rebelles, avec leur arme personnelle, et leurs familles. Le général Vladimir Zolotoukhine n'a pas précisé si ce couloir débouchait dans une zone contrôlée par les rebelles ou le régime. Lundi soir, un convoi humanitaire entré dans l'enclave avait dû abréger sa mission de distribution d'aides en raison de bombardements dans le secteur de Douma.   Mardi, le régime syrien a bombardé plusieurs localités de la Ghouta orientale, notamment Saqba, Hammouriyé, Jisrine et Douma, tuant au moins 24 civils.  

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