L’actu en bref

Henkel Algérie : Ira-t-on vers un retrait ?   Le groupe allemand Henkel vient de céder son unité d’Ain Temouchent à un consortium d’investisseurs algériens. Selon des sources proches du dossier, ce consortium compterait 4 investisseurs, entre autres l’homme d’affaires Mohamed Metidji, ainsi que l’ex-président du Forum des chefs d’entreprises, Reda Hamiani. Cette cession d’actifs s’inscrit dans le cadre de la réorientation des investissements du groupe en Algérie qui souhaite se désengager de l’unité d’Ain Temouchent et des activités sur le segment poudre et qui seraient beaucoup moins rentables selon nos sources. Henckel souhaite ainsi se recentrer sur les activités colle et liquide sur les unités de Reghaïa et de Chelghoum El Aid pour lesquels, le groupe allemand a mobilisé des investissements d’un montant de 26 millions d’euros, dont 20 millions d’euros pour l’extension de l’unité de Réghaïa. Cependant, et selon les mêmes sources, si les financements pour ce projet ont été débloqués dès 2013, il semblerait que l’extension de l’usine de Réghaïa tarde à avancer. Nos sources affirment que le problème proviendrait de la direction Middle East du groupe basée à Dubaï. Celle-ci exclusivement composée de cadre de nationalité égyptienne justifierait les retards pris dans le projet par un contexte algérien exceptionnel où il est difficile pour un investisseur de travailler. Nos sources affirment que l’objectif de la direction régionale Middle-East serait de parvenir à délocaliser les activités de l’unité de Reghaia vers Port-Said, pour alimenter les marchés jordanien, libyen et tunisien à partir d’Égypte. Serait-ce annonciateur d’un retrait du groupe du marché algérien ?     Les exportateurs irlandais misent sur le marché algérien   L’Algérie compte diversifier ses fournisseurs en produits agroalimentaires de base et attise les convoitises de nombreux producteurs. C’est dans ce contexte que les producteurs de lait irlandais misent sur le marché algérien. Selon les médias irlandais, les exportations agroalimentaires vers l’Algérie ont augmenté de 39 % durant les huit premiers mois de l’année 2016. Il est, aussi, précisé que les exportations irlandaises vers l’Algérie sont passées de 23 millions d’euros en 2013 à 41 millions d’euros en 2016, avec un important potentiel de croissance. Ils rappellent ainsi que l’Irlande a fourni 4,5 % des importations algériennes de poudre de lait et 23 % de ses importations de fromage.   LE LOGEMENT SAUVE LES ENTREPRISES DU BTPH   Les politiques d’austérité menées par le gouvernement, depuis une année, ont mis à mal le secteur du BTPH, avec la baisse des montants alloués aux programmes des investissements publics et à la réalisation d’infrastructures de base. Cependant, la filière semble encore profiter du dynamisme de deux secteurs: celui du logement, ainsi que celui des hydrocarbures. Selon les chiffres de l’Office national des statistiques, le secteur du Bâtiment, Travaux Publics et Hydraulique, y compris les services et travaux publics pétroliers, a inscrit au deuxième trimestre 2016, une croissance de 8,3% contre 4% durant la même période de l’année 2015. Cette progression est due, selon l’ONS, pour l’essentiel, à la construction de logements. Aussi, est-il précisé, le secteur des services et travaux publics pétroliers enregistre une croissance de 5,3% au lieu de 2,6% durant la même période de l’année 2015.   Le privé national à la rescousse !   Le contexte de crise par lequel passe le pays commence à affecter la présence de nombreux groupes étrangers en Algérie. Trois groupes ont d’ores et déjà annoncé la cession de leurs actifs en Algérie. Des opérations qui ont d’ailleurs bénéficié aux investisseurs nationaux. C’est le Suisse Vallartis qui a ouvert le bal en annonçant, à la fin du mois d’octobre, la vente de 74 % de ses parts dans la Société de gestion des centres commerciaux (SGCC) qui contrôle le centre commercial de Bab Ezzouar, au groupe algérien Mazouz. Une vente qui signe le retrait des Suisses de la sphère commerciale algérienne, même si ces derniers insistent sur le fait qu’ils s’impliqueront toujours dans la gestion du centre commercial. Ce fût ensuite le tour de l’Allemand Henkel d’annoncer la vente de la moins rentable de ses unités algériennes, avant que l’égyptien Asec n’évoque la conclusion d’un accord avec un consortium d’investisseurs algériens pour la vente d’une cimenterie à Djelfa pour 60 millions de dollars. Une décision motivée par l’incapacité du groupe égyptien à lever des fonds auprès des banques algériennes. Trois cessions d’actifs, qui, au-delà du fait qu’elles marquent un certain désengagement des investisseurs étrangers, reflètent la diversification des opérateurs privés algériens, et le transfert de certaines activités, qui étaient jusque-là, l’apanage des étrangers, vers le privé national.   Djezzy : le déclin se poursuit   La série noire continue pour l’opérateur de téléphonie mobile Djezzy. Celui qui imposait, jadis, son rythme de croissance à l’ensemble du marché de la téléphonie mobile, a, depuis, perdu sa place d’opérateur dominant avec des parts de marché passées à moins de 38 %. Les résultats financiers publiés début novembre, par Vimpelcom, maison mère de Djezzy ne font que confirmer ce déclin. En effet, l’opérateur de téléphonie mobile a perdu un million de clients entre septembre 2015 et septembre 2016. En glissement annuel, les chiffres de Vimpelcom démontrent une baisse de 13 % des revenus du groupe, lesquels sont passés de 33, 4 milliard de dinars au 3e trimestre 2015 à 29 milliards de dinars durant la même période de 2016. Des chiffres à relativiser lorsqu’il s’agit de prendre en compte l’ensemble des résultats sur les neufs premiers mois de l’année. Les revenus de l’opérateur sont ainsi passés de 95,7 milliards de dinars en 2015 à 86,5 milliards de dinars en 2016, soit une baisse de 10 %. Un recul que la forte progression des revenus de l’opérateur dans le segment data n’est pas parvenu à combler. Ainsi, les revenus sur le segment Data ont augmenté de 73 % durant les neuf premiers mois de l’année 2016. Mais le principal souci de l’opérateur est la forte baisse de l’ARPU (revenu moyen par abonné) passé de 638 DA à 584 DA. Pour ce qui est des investissements, le groupe note une progression de 2% durant les neufs premiers mois de l’année.     Médicaments : Recul de 5 % des volumes importés   Le médicament nous coûte cher, mêmes si on en importe moins en volumes. Selon les données du Centre national de l’informatique et des statistiques relevant des Douanes algériennes, les quantités de médicaments importées, ont reculé de 5,7% en s’établissant à 18.000 tonnes durant les neuf premiers mois de l’année 2016 contre 19.090 tonnes durant la même période de 2015. Cependant, la facture est de plus en plus salée. Celle-ci a augmenté de plus de 8%. Ainsi, la valeur des importations de ces produits s’est élevée à 1,49 milliard de dollars entre début janvier et fin septembre 2016, contre 1,38 milliard de dollars à la même période de 2015, soit une hausse de 8,17%.

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