L’Algérie institue une ZEE : le développement des forages offshore en question

  L’Algérie veut tirer le meilleur parti des ressources qu’offrent la Méditerranée, et du potentiel hydrocarbures plus précisément. Le pays veut développer l’exploration et l’exploitation du pétrole et du gaz en offshore et délimite déjà le territoire sur lequel elle exercera sa souveraineté, au-delà des eaux territoriales. C’est dans ce sens que note vient d’instituer une Zone économique exclusive. Selon APS, « un décret présidentiel instituant une zone économique exclusive (ZEE) au large des côtes algériennes qui permet à l’Algérie d’y exercer ses droits souverains et sa juridiction conformément aux dispositions de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982, notamment sa partie V, a été publié au Journal officiel no 18. » l’agence officielle précise dans ce sens que « les limites extérieures de la ZEE algérienne, calculées à partir des lignes de base définies par le décret d'août 1984 sont précisées par les coordonnées exprimées dans le Système géodésique mondial (WGS 84) ».  il faut cependant préciser que « les limites extérieures de la ZEE peuvent, le cas échéant, être modifiées dans le cadre d’accords bilatéraux avec les Etats dont les côtes sont adjacentes ou qui font face aux côtes algériennes, conformément aux dispositions de l'article 74 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982 ». il faut savoir que d’après le droit de la mer, une ZEE est un espace maritime sur lequel un État côtier exerce des droits souverains en matière d'exploration et d'usage des ressources, notamment halieutique et énergétique. Elle s'étend à partir de la ligne de base de l'État jusqu'à 200 miles marins (environ 370 kms) de ses côtes au maximum.  Au-delà, il s'agit des eaux internationales. Cette notion trouve son fondement juridique dans la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (ou Convention de Montego Bay) signée le 10 décembre 1982. Rappelons que l’Algérie ambitionne de lancer un programme d’exploration des hydrocarbures en offshore. Le P-DG de la Sonatrach a d’ailleurs annoncé récemment que les projets de forage en offshore au large de Bejaïa et d'Oran sont au stade d’évaluation des données sismiques. Abdelmoumen Ould Kaddour, avait également expliqué que l'ensemble des partenaires actuels de Sonatrach comme Anadarko (Etats-Unis), Total (France), Eni (Italie) et Statoil (Norvège) "sont intéressés à se joindre à Sonatrach pour pouvoir développer l'activité du forage en offshore en Algérie".  

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