Le FFS fustige le pouvoir

Le Front des forces socialistes hausse le ton et retrouve sa verve d’antan. Dans deux communications successives, l’une datant du 20 mars faite par le chef du groupe parlementaire, Chafa Bouiche et vite suivie, le lendemain, par le premier secrétaire du parti, Mohamed Hadj Djilani, le plus vieux parti de l’opposition fustige le pouvoir. Ahmed Gaid Salah, n’est pas épargné non plus. Il en prend pour son grade. Dans une récente déclaration, le vice-ministre de la Défense avait lancé en guise, d’avertissement, que «L’Algérie est une ligne rouge » et «qu’il est hors de question de toucher à sa sécurité ou aux ressources de son peuple». Un avertissement qui ne semble pas être du goût des militants du Front des forces socialistes qui ont vite fait de rappeler au chef d'état-major de l'armée « qu’il y a longtemps qu’ils (les parlementaires du FFS) interpellent les tenants du Pouvoir sur le fait que l’Algérie est une ligne rouge pour la majorité du peuple algérien Mais que les dysfonctionnements actuels de l’Etat et de sa gouvernance sont, aujourd’hui plus que jamais, une menace à la sécurité du pays et son unité et sont la cause de la dilapidation des ressources du peuple par une oligarchie vorace qui a la main haute sur l’administration du pays. » Une réponse du berger à la bergère qui rend le pouvoir responsable de la situation actuelle du pays. D’ailleurs, les parlementaires du FFS qui ont débattu, les 20 et 21 mars 2018, de deux projets de loi relatifs aux droits des citoyens, considèrent le contexte national « particulièrement troublé ». Le parti du défunt Hocine Ait Ahmed estime que « la gouvernance du pays semble paralysée » et « incapable de solutionner les conflits. » dénonçant « l’inapplicabilité » par « l’ensemble du système de gouvernance » des lois élaborées. Le FFS accuse le pouvoir « d’instrumentaliser la loi pour décréter l’illégalité des grèves, réprimer l’action syndicale et les mouvements revendicatifs tout en muselant les militants pour les droits. ». Chafa Bouiche et ses camarades raillent « les décisions suivies de contre décisions » qui « finissent par décrédibiliser les institutions elles-mêmes qui s’en remettent à l’arbitrage ultime du «Président de la République», «Artisan des solutions magiques». Ils déplorent l’incapacité des institutions gouvernementales qui ne semblent pas « en mesure de remplir (leurs) missions. » tant elles recourent à chaque fois au chef de l’Etat pour trouver des solutions à leurs place.  

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