Le pétrole grimpe après le retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien

Les cours du pétrole grimpaient mercredi en cours d'échanges européens à leur plus haut depuis trois ans et demi après le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien qui fait craindre une perturbation de l'offre mondiale. Vers 14H00 GMT (16H00 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 76,91 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 2,06 dollars par rapport à la clôture de mercredi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie.) pour le contrat de juin prenait 1,85 dollar à 70,91 dollars une heure après son ouverture. Vers 07H10 GMT, le Brent a atteint 77,20 dollars et le WTIWTI Le West Texas Intermediate (WTI), aussi appelé Texas Light Sweet, est une variation de pétrole brut faisant office de standard dans la fixation du cours du brut et comme matière première pour les contrats à terme du pétrole auprès du Nymex (New York Mercantile Exchange), la bourse spécialisée dans l'énergie. 71,17 dollars, à leur plus haut depuis novembre 2014. Le président des Etats-Unis Donald Trump a annoncé mardi qu'il retirait son pays de l'accord signé à Vienne en juillet 2015, par lequel l'Iran a accepté de brider son programme nucléaire en s'engageant à ne jamais chercher à obtenir la bombe atomique en échange de la levée d'une partie des sanctions internationales visant la République islamique. Washington a choisi l'option la plus radicale en rétablissant l'intégralité des sanctions levées, mais aussi en annonçant des sanctions encore plus sévères et en forçant les entreprises étrangères à choisir rapidement entre faire des affaires en Iran ou aux États-Unis. "Les investisseurs ont vu venir cette décision de loin, mais le plan américain pour exclure le troisième plus grand exportateur de l'OPEP ont profité aux prix", a commenté Russ Mould, analyste chez AJ Bell. Cependant, certains des autres signataires n'ont pas abandonné l'idée de sauver l'accord. "Nous allons respecter l'accord et nous ferons tout pour que l'Iran s'en tienne à ses obligations", a martelé la chancelière allemande Angela Merkel au lendemain du retrait américain. "Si l'Iran respecte l'accord, l'Union européenne pourrait ne pas relancer ses sanctions sur les assureurs de pétroliers qui avaient été la clef de la perturbation des exportations iraniennes" en 2012, ont commenté les analystes de Capital Economics. Les analystes de UBS préviennent par ailleurs que les autres membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) pourraient compenser cette baisse de production. L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, a déclaré qu'elle prendrait toutes les mesures nécessaires pour empêcher des pénuries d'approvisionnement en pétrole. Les marchés ont enfin été galvanisés par les données de l'American Petroleum Institute (API), fédération professionnelle qui publie des données hebdomadaires sur les stocks de pétrole, à la veille des chiffres officiels de l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA). L'API aurait fait état d'une baisse des stocks de pétrole brut et de produits distillés. Pour la semaine achevée le 4 mai, les analystes tablent sur une hausse des réserves de brut de un million de barils, sur des stocks d'essence à l'équilibre et sur une baisse des autres produits distillés (fioul de chauffage et diesel) de 1,5 million de barils, selon un consensus compilé par Bloomberg.

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