Le Président Bouteflika réaffirme l’attachement de l’Etat aux principes de la politique sociale

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika a réaffirmé mardi, à l'occasion de la Journée internationale du Travail, l'attachement de l'Etat aux principes de la politique sociale en dépit des difficultés financières. "Le processus d'édification nationale que nous avons enclenché après le rétablissement de la paix et de la sécurité est confronté, depuis quelques années, aux effets des fluctuations de l'économie mondiale et de la chute des prix du pétrole. Des répercussions qui induisent une baisse des capacités financières de l'Etat et qui nous interpellent quant à notre dépendance excessive, à ce jour, aux hydrocarbures", a indiqué le Président de la République dans un message lu en son nom par le ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du Territoire, Noureddine Bedoui. "J'ai tenu, face à cette situation, à ce que notre processus de développement ne soit pas arrêté ou remis en cause et veillé au maintien des principes de notre politique sociale", a-t-il soutenu. Evoquant les réalisations accomplis par l'Algérie tout au long de ces dernières années, le Président Bouteflika a souligné "les résultats du progrès économique et sociale atteint par l'Algérie durant cette période et leur répartition au profit de la société partant de notre attachement au caractère social de l'Etat". Outre la création de postes d'emploi et l'amélioration des conditions de vie en matière de logement, d'enseignement et de prise en charge sanitaire, le Chef de l'Etat a rappelé, "le grand soutien aux prix d'un nombre important de besoins de première nécessité et de prestations sociales", précisant que ce "soutien représentant dans ses différentes formes plus de 30 milliards de dollars annuellement". En dépit de ces difficultés, l'Etat poursuit la dépense dans les domaines social et culturel, la réalisation des infrastructures de base et des logements et l'encouragement de l'investissement par des avantages importants au dépend du Trésor public, a indiqué le Président de la République, se félicitant des potentialités économiques du pays "qui requièrent de nous davantage de réformes, de rationalisation de nos méthodes et de mobilisation de nos capacités", a-t-il déclaré. Les difficultés financières actuelles de l'Etat sont "un facteur incitant à davantage de bonne gouvernance et de rationalisation des dépenses publiques, et j'y veillerai personnellement", a-t-il assuré. A ce propos, le président de la République a appelé à "faire émerger le large potentiel économique de notre pays dans tous les domaines afin de renforcer les conditions de vie de notre peuple, donner à notre pays le droit aux échanges économiques internationaux et réduire la dépendance de l'Algérie aux hydrocarbures". Le Président de la République,  a également a affirmé que l'Algérie a accompli, dans tous les domaines, des réalisations que "nul ne peut nier" durant les deux dernières décennies. "Nul ne peut, aussi ingrat et aussi injuste soit-il, nier les réalisations de l'Algérie, ces deux dernières décennies, dans tous les domaines du développement et de réformes", a soutenu le Président de la République. "Au plan politique, la consolidation de notre système démocratique pluraliste et la promotion des droits et libertés ont été couronnées par l'amendement constitutionnel de 2016", a-t-il souligné ajoutant que dans le domaine social, "l'Algérie a rattrapé les retards cumulés du fait des crises multiformes". Evoquant le domaine économique, le Président Bouteflika a indiqué que "notre pays a enregistré, au cours des deux dernières décennies, un saut qualitatif dans le perfectionnement de nos capacités agricoles, la création de centaines de milliers de moyennes entreprises et la consolidation de nos infrastructures de base. De même que le revenu global du pays a augmenté et la croissance économique est en constante évolution, même si son taux demeure insuffisant, a-t-il relevé. Le président Bouteflika a enfin appelé les partenaires du Pacte économique et social de croissance (Gouvernement-UGTA-Patronat) à faire prévaloir le dialogue "sérieux et constructif" afin de surmonter tous les conflits dans le cadre de la loi. A ce propos, il a exhorté la Tripartite à "mettre à profit ce dialogue pour la promotion de l'intégration et de l'efficacité au service de la continuité de notre processus national d'édification de l'Algérie de la fierté et de la dignité, une Algérie qui viendra, par l'aide du Tout Puissant, à bout de ses difficultés financières actuelles, une Algérie qui continuera à améliorer les conditions de vie de tous ses citoyens, sans exclusion aucune, une Algérie qui demeurera fidèle au caractère social de notre Etat". Le chef de l'Etat a appelé également "le Gouvernement à continuer à associer ses partenaires économiques et sociaux à la mise en œuvre de leur Pacte commun, à la promotion des réformes et à la relance du développement économique et social", exhortant les signataires du Pacte économique et social de croissance à "un sursaut pour travailler ensemble au service de l'Algérie et de la prospérité de son peuple". Appelant, en outre le partenaire économique à davantage de mobilisation, le chef de l'Etat a précisé que l'entreprise économique est "le levier essentiel de l'économie et l'instrument par excellence pour améliorer la qualité, gagner la compétitivité et ouvrir à notre produit économique les marchés internationaux". Il s'est adressé, par ailleurs, aux travailleurs et travailleuses les appelant à plus de mobilisation "pour parfaire la performance et remporter la bataille du développement dans le contexte d'une impitoyable concurrence mondiale", ajoutant que "nos travailleurs et travailleuses peuvent s'enorgueillir des résultats réalisés en termes de développement du pays et ils sont en droit d'aspirer à davantage d'acquis sociaux".

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *