Le texte intégral du discours d’Ouyahia lors de l’ouverture du Conseil national du RND

Mesdames et Messieurs les Membres du Conseil National, Mesdames et Messieurs les représentants de la presse, Mesdames et Messieurs, Au nom des membres du Bureau National et en mon nom personnel, je vous souhaite à tous la bienvenue à cette 5ème session du Conseil National de notre Parti. Je saisi aussi cette occasion pour vous renouveler mes meilleurs vœux à l’occasion de l’Aïd El Fitr. Comme le veut la tradition, je partagerai avec vous quelques remarques, sur la situation de notre Parti et de notre pays. Mesdames et Messieurs, Concernant la situation de notre parti, qu’il reviendra davantage à votre Conseil d’apprécier, je relèverai les efforts méritoires de nos élus, de nos militants et de nos cadres dirigeants pour l’affirmation du Rassemblement sur la scène nationale et locale, et pour la consolidation du Parti, conformément aux décisions de cet auguste conseil. Les prises de positions constantes de nos parlementaires traduisent dans les faits notre engagement au sein de la majorité présidentielle. Le sérieux de nos élus qui président des centaines de communes ainsi que le sens de l’intérêt général de nos représentants dans les assemblées de wilayas illustrent notre engagement à servir le peuple en toutes circonstances. Au plan organique, je me félicite notamment des progrès accomplis dans l’élection des instances dirigeantes du Parti au niveau des communes ainsi que dans la prise en charge de nos jeunes militants et de nos militantes. Mesdames et Messieurs, Concernant la situation nationale, nous rendons grâce à Dieu pour le fait que l’Algérie progresse chaque mois sur le chemin du redressement et de la reconstruction nationale, et cela malgré un environnement extérieur qui n’est guère serein. Oui, Mesdames et Messieurs, le Monde d’aujourd’hui est trop marqué par l’injustice, l’instabilité et même l’incertitude pour que cela interpelle notre vigilance et notre mobilisation. S’agissant de l’injustice, les récents massacres de l’occupant sioniste contre le peuple palestinien en sont la plus flagrante illustration dans l’impunité totale garantie à Israël. S’agissant de l’instabilité, le Sahel et le Maghreb en subissent toujours le fardeau, avec de surcroît le repli de terroristes de DAECH venant du Moyen Orient. S’agissant de l’incertitude, j’en citerai notamment la volatilité des prix des hydrocarbures qui sont otages des lois implacables du marché mondial mais aussi des calculs froids de la géopolitique internationale. A tout cela s’ajoute pour notre pays, le prix qu’elle doit payer à sa fidélité à des principes en politique étrangère, ainsi que son attachement constant à son indépendance de décision dans le concert des nations. En effet, parce que l’Algérie n’accepte pas d’être un centre de rétention des migrants africains au bénéfice de l’Europe, elle est la cible d’attaques d’organisations extérieures qui osent même l’accuser de racisme. Par ailleurs, la solidarité de notre pays avec le peuple sahraoui suscite de viles accusations contre l’Algérie de la part de notre voisin de l’Ouest qui, par son comportement, insulte surtout l’avenir commun du Maghreb. En outre, devant la solidité de notre unité nationale face à toutes les manœuvres qui ont ciblé l’Algérie, depuis l’agression terroriste jusqu’au complot du « Printemps arabe », nous sommes de plus en plus la destination d’un flot de drogue pour détruire notre tissu social et surtout notre jeunesse, une agression à laquelle nos forces de sécurité opposent leur vigilance. C’est donc face à toutes ces réalités que nous devons apprécier chaque jour l’importance de la sécurité, de la stabilité et du développement que connaît notre pays. Mesdames et Messieurs, La sécurité, nous la devons aux sacrifices et à la vigilance de nos Forces de sécurité, à leur tête l’Armée Nationale Populaire, dont nous saluons la mémoire des martyrs du devoir national. La sécurité nous la devons aussi à la réconciliation nationale vers laquelle le moudjahid Abdelaziz BOUTEFLIKA a guidé notre vaillant peuple. La stabilité, nous la devons à la politique promue par le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA au fil des décennies, qu’il s’agisse des réformes politiques accomplies, qu’il s’agisse de la reconstruction menée au niveau social, ou qu’il s’agisse de la relance économique mise en place. Les résultats de cette politique présidentielle sont bien là. Oui, Mesdames et Messieurs, combien de pays du sud de la planète disposent de la liberté de la presse qui existe dans notre pays ? Combien de pays du sud de la planète ou même du nord, peuvent distribuer 50.000 logements en quelques journées, comme vient de le faire l’Algérie, à l’occasion de Leilat El Qadr ? Combien de pays dépendant des hydrocarbures ont pu résister à la grave chute des prix du pétrole comme l’a fait l’Algérie, sans recourir à l’endettement extérieur et sans voir reculer la croissance économique ? Ces trois exemples que j’ai cités me permettent d’éviter de parler durant des heures des réalisations de l’Algérie sous la conduite du Président BOUTEFLIKA, qui mène une politique guidée par les seuls intérêts du peuple et de la Patrie. Cette politique patriotique décidée par le Chef de l’État s’illustre également dans le domaine économique. Il y a près de dix années, l’Algérie a opté pour la préservation de son espace économique en préférant le partenariat aux investissements directs étrangers qui ne venaient d’ailleurs pas. Ce choix avait soulevé des critiques. Mais cette stratégie a permis à notre pays d’engranger de plus en plus de partenariats entre opérateurs étrangers et nationaux dans le respect de notre souveraineté économique. Il y a quelques années, l’Algérie a demandé et obtenu le report de l’entrée en vigueur de la zone de libre échange économique avec l’Union européenne qui devait commencer en 2017. C’est grâce à cela que nous sommes actuellement en mesure de prendre des mesures de sauvegarde de notre marché national et de notre balance des paiements extérieurs. L’année dernière seulement, notre pays a entamé le recours aux emprunts du Trésor auprès de la Banque d’Algérie pour maintenir la dynamique de développement national. Cette mesure avait provoqué une vague de critiques en même temps que l’on nous annonçait une catastrophe économique ainsi qu’une inflation insoutenable. Près d’une année plus tard, nous constatons que l’État a payé près de 1000 milliards DA aux entreprises publiques et privées qui détenaient des créances, que le gel a été levé sur des centaines de projets de développement, que les programmes d’investissements publics ont repris, et que les complexes industriels sont remis à flot, à l’image du complexe d’EL HADJAR. En parallèle, l’inflation recule et les organismes internationaux nous annoncent une croissance économique pour cette année supérieure à celle de l’année dernière. Mesdames et Messieurs, Notre peuple est légitimement en droit d’être satisfait des progrès accomplis sur la voie de la stabilité et de la reconstruction nationale. Le Rassemblement National Démocratique est fier d’avoir contribué à cette œuvre aux côtés du Président de la République. Nous sommes conscients aussi que beaucoup reste à faire dans l’œuvre de réformes et de développement économique et social. Beaucoup reste à faire aussi pour l’épanouissement d’une démocratie pluraliste riche d’une compétition de programmes permettant aux citoyens de choisir. Beaucoup reste à faire également au niveau de la société, pour le développement de l’esprit civique, du vivre ensemble dans le cadre de la loi, et de la réconciliation des Algériens avec eux-mêmes et avec la Patrie. Toute cette œuvre reste à parachever, pour plusieurs raisons, les unes sont des retards internes alors que les autres sont des conséquences de faits extérieurs sur lesquelles notre pays n’a aucune prise. Par ailleurs, notre pays fait face à une conjoncture internationale, économique, politique et sécuritaire des plus incertaine. C’est dans tout ce contexte que notre pays se dirige vers les élections présidentielles du Printemps 2019, un rendez-vous qui suscite une activité politique accrue. Mais, ce qui n’est pas naturel, y compris par rapport à cette échéance électorale, c’est le déferlement de critiques et même d’insultes indignes contre les symboles de l’État. Ce qui n’est pas naturel aussi, ce sont les appels répétés pour une période de transition comme si le peuple souverain n’a pas droit à la parole. Ce qui n’est pas naturel également ce sont les manœuvres politiciennes ou occultes pour déstabiliser le front social au détriment du droit des citoyens au service public. Ce qui n’est pas naturel enfin, ce sont ces voix algériennes qui s’élèvent pour soutenir les attaques contre le pays émanant d’organisations étrangères autour de motifs divers et infondés, comme les migrants africains, ou le droit syndical ou enfin la liberté de la presse. Grâce à Dieu, l’Algérie ce n’est pas que cela. L’Algérie ce sont aussi des voix très nombreuses qui s’élèvent pour rendre grâce à Dieu et Hommage au Président Abdelaziz BOUTEFLIKA pour tout ce que notre peuple a enregistré comme progrès. L’Algérie c’est aussi des voix nombreuses qui s’élèvent pour demander au Président BOUTEFLIKA de poursuivre sa mission à la direction du pays. Le Rassemblement National Démocratique dont toute l’existence n’est qu’engagement patriotique se reconnaît dans ce camp, celui de l’Algérie qui avance, celui de l’Algérie de l’effort, de l’espoir et de la solidarité. Cet engagement patriotique de notre parti s’est notamment cristallisé depuis 1999 et en toute circonstance, aux côtés du Président de la République. Je suis heureux de constater que notre Conseil National entend appeler le Moudjahid Abdelaziz BOUTEFLIKA à poursuivre sa mission et son sacrifice au service de l’Algérie et que le Rassemblement National Démocratique l’assure de son soutien pour l’accomplissement d’un nouveau mandat à la Présidence de la République. Ce sera là un engagement digne du Rassemblement National Démocratique, un engagement pour la continuité et la stabilité, un engagement pour l’Algérie. Gloire à nos martyrs, Vive le Rassemblement National Démocratique, Vive l’Algérie. Je vous remercie.            

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