L’endettement extérieur envisageable dès l’année prochaine

Nouvelle volte-face du gouvernement. D’abord exclut, le recours à l’endettement extérieur est aujourd’hui une option sérieusement envisageable par l’Exécutif pour combler le déficit du budget de l’État. Le ministre des Finances, M. Abderrahmane Raouia a indiqué samedi, en marge d’une réunion des ministres arabes des Finances et du FMI à Dubaï que le recours à l’endettement extérieur était envisageable. Selon l’agence de presse britannique Reuters, le premier argentier du pays a ainsi déclaré à un parterre de journalistes que « le gouvernement ne s'attendait pas à avoir besoin d'emprunter de l'argent cette année, bien que l'emprunt ne puisse pas être exclu l'année prochaine ». Une affirmation à partir de la métropole émiratie qui tranche étrangement avec le discours souverainiste tenu jusque-là par l’ensemble de l’Exécutif, le Premier ministre en tête. M. Ouyahia n’a eu de cesse de répéter que «l'Algérie doit éviter de retomber dans l'erreur commise dans les années 1980 en recourant à l'endettement extérieur», car pouvant générer  des «problèmes plus grands». Il est vrai que le gouvernement s’est évertué à convaincre l’opinion publique nationale que le recours à l’endettement extérieur était une menace à la souveraineté du pays. Un argument qui devait d’ailleurs justifier le recours incompréhensible à la planche à billet dès l’été 2017. Le ministre des Finances s’était alors lancé dans une véritable campagne de communication devant rassurer quant au bien fondé des choix gouvernementaux en la matière, devant conduire à terme au rééquilibrage des finances publiques. Il semble bien que la réalité ait fini par rattraper l’Exécutif, le poussant dans ses derniers retranchements.      

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