Les Comités de soutien au Groupe Cevital sollicitent le Président de la République

    La Coordination des comités de soutien au Groupe Cevital a adressé samedi une lettre ouverte au Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika pour lui demander d’intervenir et mettre fin au blocage au niveau du Port de Béjaïa des équipements industriels destinés à la nouvelle unité de trituration des graines oléagineuse du groupe agroalimentaire.  Qualifiant le blocage de « sabotage absurde et aberrant » et de « crime économique », la Coordination demande au Président Bouteflika « d’user de (son) autorité pour y mettre un terme dans le strict respect des lois de la République ». Le document qui dénonce l’attitude des responsables de l’EPB estime que celle-ci « est sans fondement légal ni réglementaire. C’est un dépassement de prérogative, voire un abus de pouvoir ». Les comités de soutien au groupe Cevital rappellent dans ce sens que la nouvelle unité du groupe s’inscrit dans la stratégie de diversification de l’économie nationale prônée par le Président de la République. Et d’ajouter qu’en « plus de la création de 1000 emplois directs, le projet de Cevital aura un effet d’entrainement certain sur l’agriculture par le développement des cultures des graines oléagineuses (…) avec la garantie d’un débouché pour les récoltes et l’assurance d’une stabilité de l’activité, ce sera plus de 100 000 emplois indirects qui verront le jour dans le secteur agricole ». Ils précisent également que « le projet assurera les besoins de notre pays en matière d’huiles végétales brutes et de tourteaux de soja, entièrement importés aujourd’hui pour un coût de 1,5 milliards de dollars par an . (…) l’Algérie pourra enfin prétendre au statut d’exportateur en dégageant un excédent de 1,5 millions de tonnes qui sera destiné aux marchés extérieurs et pour une valeur de 750 millions de dollars ».  les rédacteurs du texte qui indiquent avoir épuisé toutes les voies de recours, estiment enfin que ce qu’ils considèrent comme sabotage alimente « le sentiment d’exclusion et élargit les fractures. La discrimination par la redistribution sélective de la richesse nationale est un renoncement à l’État de droit, à l’État tout court ».          

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