Les télés privées ont cassé les prix de la pub

Les nouvelles chaînes privées algériennes ont largement contribué à l’effondrement du marché publicitaire en Algérie. En l’absence d’une loi sur la publicité et des règles d’éthique commerciale, ces médias fixent comme ils veulent les tarifs, selon les clients et les intérêts. Des tarifs tenus au secret renforçant l’idée d’une certaine opacité autour des bénéfices. Mais, d’après des indiscrétions, les prix pratiqués se situent entre 12.000 et 20.000 dinars pour le passage d’une pub d’une minute en période de Prime Time (autour des grandes éditions d’information du soir). Rien à avoir avec le prix fixé par l’ENTV. L’annonceur d’une grande marque doit verser entre 250.000 et 500.000 dinars les 60 secondes durant le Prime Time. Même soutenue par l’argent public, la télévision nationale garde ses tarifs qui, parfois, sont négociables mais sans s’éloigner des fourchettes de prix établies. Les chaînes privées accordent de larges remises aux annonceurs pour les « fidéliser ». Ainsi, une minute de Pub à une heure de grande écoute a été cédée à 7000 dinars. Ce qui est incomparable avec les tarifs des journaux à grand tirage. Une page couleur peut être « vendue » à 420.000 dinars, 270.000 dinars pour une demi-page et 120.000 dinars pour le quart de page. Certains journaux, confrontés à une concurrence brutale, sans règles et sans limite, ont été forcés à revoir à la baisse leurs tarifs enregistrant des pertes importantes sur le moyen terme. La crise financière du quotidien El Khabar en est la preuve. La situation est compliquée par la concurrence de l’affichage urbain en outdoor et les bannières sur les sites internet (mondialement, le chiffre d’affaire de la pub sur internet dépasse les 100 milliards de dollars). F.M  

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