Les transactions en baisse : L’e-paiement dans un trou d’air

  Lancé il y’a près d’une année, l’e-paiement peine à se trouver une place dans le quotidien des Algériens. Bien qu’il ne concerne que quelques grands facturiers, l’e-paiement semble peu inspirer nos compatriotes. Les chiffres du Groupement d’intérêts économiques monétique  (GIE-Monétique) reflètent d’ailleurs un triste constat. Le président du GIE-Monétique et accessoirement de l’Association des banques et des établissements financiers (Abef), M. Boualem Djebbar a indiqué lundi à Alger en marge des rencontres algéro-française sur la monétique qu’après un vif intérêt lors du lancement de l’opération au mois d’octobre 2016, les transactions ont commencé à baisser. Chiffres à l’appui M. Djebbar  a expliqué qu’au lancement de l’e-paiement, pas moins de 80.000 transactions ont été enregistrées en l’espace de deux mois. Malheureusement, l’intérêt pour ce moyen de paiement de moderne a quelque flétri depuis, pour décliner à un moyenne de « 10.000 transactions par mois ». le président du GIE-Monétique regrette aussi le fait que le volume de transactions continue de baisser. Cela n’entame pour autant son optimisme d’autant que celui a aussi expliqué que le lancement de l’opération a permis d’atteindre 1,5 millions de cartes interbancaires de paiement. Il explique aussi que le processus de mise en place de terminaux de paiements électroniques dans les surfaces commerciales se poursuit de manière soutenue avec pas moins de 12.000 TPE en place. Bien que cela demeure très en-deçà de l’objectif de 20.000 TPE d’ici la fin de l’année, ces réalisations représentent un véritable bond par rapport à l’exercice 2015, période au cours de laquelle le nombre de TPE en place ne dépassait guère les 3.000. M. Djebbar explique par ailleurs que la communauté bancaire examine actuellement l’élargissement de l’e-paiement notamment aux services web marchands. Il dit attendre beaucoup de la dynamisation du e-commerce et des services web-marchands. Or, le souci réside dans l’ancrage juridique devant régir ces activités. En termes plus clairs, le banquier indique que les dispositions du code du commerce actuel ne prévoient de dispositions devant régir ces transactions bien spécifiques et protéger vendeurs et acheteurs. Dans ce sens, il dit attendre «  la nouvelle loi sur le commerce électronique », texte qui rappelons-le devra être bientôt examiné par le Parlement, aux côtés du projet de loi relatif aux règles générales de la poste et des communications électronique, ainsi que celui relatif à la protection des données personnelles.

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