LFC 2018 : le Premier ministère dément toute augmentation du budget de l’Etat

Le Premier ministère a réagit jeudi aux informations ayant circulé ces derniers jours autour du projet de budget complémentaire pour l’exercice 2018.  Il est vrai que plusieurs canaux médiatiques ont évoqué au cours des dernières semaines une petite hausse du budget de l’Etat. Mais il aura fallu que les agences de presse étrangères se saisissent du sujet comme la britannique Reuters et l’américaine Bloomberg, qui ont évoqué une hausse des dépenses publiques dans un contexte de redressement des cours du brut pour que les services d’Ahmed Ouyahia réagissent. Jeudi, le Premier ministère a indiqué sur son site que des spéculations ont distillées autour du projet de Loi de finances complémentaire (LFC), non encore examiné par le Conseil des Ministres, laissent croire que ce texte contient une augmentation des crédits budgétaires, ce qui est absolument faux. En effet, les montants du budget de fonctionnement et du budget d'équipement sont indiqués dans la Loi de finances complémentaire conformément aux procédures, a précisé la même source. Le budget de fonctionnement pour 2018 demeure inchangé avec 4.584,4 milliards DA, tel que voté à la fin 2017. A l'intérieur de ce montant, des rattachements de crédits ont été faits à partir de la provision budgétaire groupée appelée "charge commune" au profit de certains départements ministériels, sans plus, a expliqué le Premier ministère. Le budget d'équipement pour 2018 demeure inchangé aussi avec 4043,3 milliards DA. Le seul élément nouveau introduit dans la Loi de finances complémentaire concerne les autorisations de programmes pour lesquelles un montant supplémentaires de 500 milliards DA est proposé. Ces autorisations de programmes seront destinées à des projets d'infrastructures qui seront financés par des prêts du Fonds national de l'investissement et non pas par le budget de l'Etat. Selon la même source, ces infrastructures sont liées au futur port centre de Cherchell et au pôle de mise en valeur des phosphates et de la pétrochimie à l'Est du pays, deux projets qui seront créateurs de près de 8.000 emplois au total. Ainsi, chacun peut constater qu'à travers le projet de Loi de finances complémentaire, le gouvernement demeure attaché à la rationalisation du budget de l'Etat pour parvenir à la restauration de son équilibre à l'horizon 2022. Rappelons enfin que le budget a été voté pour 2018 avec un déficit de 1800 milliards DA, financé par emprunt du Trésor auprès de la banque d'Algérie, a conclu la même source.

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