Libye: nuvelles violences à Tripoli

Les violences se poursuivent dans la capitale libyenne Tripoli, après une semaine de combats sanglants entre groupes armés et une attaque de l'organisation Etat islamique (EI), rendant les conditions de vie toujours plus rudes pour les habitants. Après les affrontements qui ont fait au moins 63 morts fin août-début septembre, et l'attaque de l'EI contre le siège de la Compagnie nationale de pétrole (NOC) lundi, des roquettes se sont abattues dans la nuit de mardi à mercredi près du seul aéroport de la capitale encore en service, sans faire de victimes. A la suite des récents combats, la trêve entre groupes armés conclue le 4 septembre sous l’égide de la mission de l'ONU en Libye (Manul) reste fragile. Selon la Manul, l'accord prévoit des "mesures radicales" pour rétablir la sécurité à Tripoli, qui devraient être appliquées à partir de mercredi. Elle n'a toutefois pas fourni plus de détails. Le cessez-le-feu a été globalement respecté, mais, outre les roquettes dans le secteur de l'aéroport de Mitiga, des témoins ont fait état dans la nuit de mardi à mercredi d'une brève reprise des combats au sud de la capitale. Ces incidents ont provoqué une nouvelle suspension des vols, moins de cinq jours après la réouverture de l'aéroport, déjà fermé fin août du fait des combats. Ancien aéroport militaire, Mitiga est situé dans l'est de la capitale. Il a été ouvert au trafic civil après la destruction de l'aéroport international, situé au sud de la ville, au cours de violences de 2014. Tous les vols ont été déroutés sur Misrata, à 200 km de la capitale, a annoncé mercredi l'Office de l'aviation civile. Depuis le 27 août, les combats entre groupes rivaux dans le sud de cette cité de plus de deux millions d'habitants ont fait au moins 63 morts et 159 blessés. Le réseau d'électricité a été endommagé, provoquant des coupures toujours plus longues --jusqu'à 24 heures-- et engendrant coupure d'eau --depuis une semaine-- et perturbations des moyens de télécommunication auprès d'une population déjà éprouvée par l'été caniculaire. Illustrant le chaos régnant dans tout le pays, la compagnie d'électricité a rapporté que des milices l'empêchaient de procéder à des rationnements dans l'ouest libyen, aggravant la pénurie dans la capitale et dans le sud. Dans le sillage des combats, le groupe Etat islamique (EI) a lancé lundi une attaque contre la NOC, en plein centre, tuant deux personnes et faisant des blessés parmi le personnel. Cette attaque a visé un secteur qui fournit à la Libye plus de 95% de ses revenus. AFP

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