Lutte contre le marché informel : les limites d’une politique

La masse de monnaie fiduciaire en circulation demeure importante, et affiche même une nette progression. Selon les chiffres de la Banque d’Algérie présentée dimanche à l’Assemblée populaire nationale indiquent ainsi que la part de la monnaie fiduciaire dans la masse monétaire M2 est passée de 26,7 %  en 2014 à 30 % en 2015  puis à 32,3 % en septembre 2016. Des chiffres qui sont loin d’être stériles dans la mesures où ils reflètent non seulement le poids des transactions en cash mais aussi celui de l’économie informelle et sa progression dans notre pays. Le gouverneur de la Banque d’Algérie l’a d’ailleurs reconnu  cette masse « est constituée pour l’essentiel de l’épargne des ménages thésaurisée ainsi que de la masse monétaire circulant en dehors des circuits officiels ». Preuve encore de l’échec des politiques menées jusqu’à présent pour lutter contre l’économie informel, M. Mohamed Loukal a appelé au « renforcement des efforts de bancarisation et de lutte contre la sphère informelle ».   Vers un redressement du dinar en 2017 ? Sur un autre registre, le gouverneur de la Banque d’Algérie a évoqué la dépréciation du dinar, indiquant que le taux de change nominal de la monnaie national a été déprécié de 20 % face au dollar et de 3,8 % face à l’euro en 2015. Il a également été déprécié de 2,94% par rapport au dollar et de 4,64 % par rapport à l’euro au premier semestre 2016. Il n’en demeure pas moins que le gouverneur évoque une stabilisation du dinar à la fin 2016, et parle même d’une possible appréciation du dinar, en 2017, grâce à la remontée des cours du brut.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *