Mobilis, le CPA et Cosider bientôt en bourse

Le Directeur général de la Société de gestion de la bourse des valeurs d’Alger, M. Yazid Benmouhoub a indiqué dimanche sur les ondes de la radio nationale que le projet d’introduction de huit entreprises publiques à la bourse d’Alger est toujours d’actualités. Le Conseil des participations de l’Etat a, rappelons-le, autorisé l’introduction en bourse de huit entreprises publiques, à savoir Mobilis, Cosider Carrières, le crédit populaire d’Algérie,  la Compagnie algérienne des assurances (CAAR), trois cimenteries relevant du groupe Gica, dont la société des ciments d’Ain Kebira (Scaek), et Hydroaménagement. Intervenant à l’émission l’invité de la rédaction de la Chaîne III, M. Benmouhoub a précisé que si l’opération d’introduction de ces entreprises « nécessite un long processus », l’évaluation de certaines d’entre elles, comme Mobilis, le Crédit populaire d’Algérie et Cosider est « pratiquement achevé ». Le DG de la Bourse d’Alger fait, d’ailleurs montre d’un certain enthousiasme, malgré l’échec de l’introduction de la Scaek, et une offre publique d’achat déclarée infructueuse en 2016. Un échec que M. Benmouhoub justifie par le timing défavorable pour le lancement de l’opération et qui avait coïncidé avec l'entrée de Biopharm en  Bourse et le lancement de l'emprunt obligataire pour la croissance. Il explique aussi que l’objectif de l’appel à souscription était trop élevé et que cette levée de fonds la deuxième opération la plus importantes dans la région Mena. Il ajoutera que cet échec peut aussi s’expliquer par une opération qui a coïncidé avec le mois de Ramadhan et la saison estivale.
La crise, une bonne nouvelle pour la bourse
Le DG de la Bourse d’Alger a également estimé que la crise financière que vit actuellement le pays peut représenter une opportunité pour la dynamisation du marché boursier. Celui-ci a estimé que « la Bourse pourrait aujourd'hui plus qu'avant jouer un rôle plus dynamique  dans le financement de l'économie nationale, d'autant plus que la situation  actuelle est marquée par un stress financier assez important (…) ». Ainsi la baisse des liquidités bancaires et les capacités de financement sur fonds propres devraient inciter les opérateurs à s’orienter vers le marché financier pour lever des financements alternatifs. Il justifiera cependant le faible faible dynamisme de la Bourse d'Alger et notamment sur le marché secondaire par le manque de "culture boursière" au niveau des entreprises  et du grand public ainsi que la surliquidité bancaire qui freiné le développement de la bourse par le passé, en favorisant le recours aux crédits bancaires. Et regrettera aussi l’insuffisance du nombre de professionnels de la  finance comme les analystes financiers et les conseillers financiers qui assistent les entreprises dans la décision de s'engager dans  les opérations boursières.      

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