Opep : la limitation de la production du Nigeria et de la Libye en question

Le ministre de l’Energie, M. Mustapha Guitouni a reçu mardi matin en audience le Secrétaire Général de l'Opep, M. Mohamed Barkindo. Une audience qui intervient en marge des travaux du 22ème congrès mondial du pétrole et qui a été mise à profit par les deux parties afin d’aborder « l'évolution des marchés pétroliers et du niveau de conformité des pays Opep et non Opep », note un communiqué du ministère de l’Energie.  MM. Guitouni et Barkindo ont « manifesté leur satisfaction quant à l'engagement des pays Opep et non Opep de son conformer pleinement aux ajustements respectifs de production en vue d'accélérer la stabilisation du marché mondial du pétrole » précise le communique qui ajoute que « les parties ont aussi abordé l'agenda des travaux de la prochaine réunion du Comité Ministériel de suivi (JMMC) prévue à Saint Pétersbourg vers la fin du mois en cours ainsi que les conditions actuelles de production ». Il est vrai que la prochaine réunion du Comité ministériel de suivi revêt une importance primordial, dans la mesure où les efforts des pays membres de l’Opep et leurs principaux partenaires producteurs de pétrole non-Opep, pouyr stabiliser le marché pétrolier sont mis à mal par la montée en puissance de la production du Nigeria et de la Libye, exemptés de quotas en raisons des tensions géopolitiques dans ces deux pays. Ces derniers ont d’ailleurs été conviés à la prochaine réunion de suivi de l'accord, qui se tiendra le 24 juillet à Saint-Pétersbourg, en Russie et où il est question de leur imposer une limitation de la production, plutôt qu’une réduction des extractions. Mais les deux principaux concernés peinent à envisager des limitations de la production tant que celle-ci n’est pas restaurée aux niveaux d’avant crise. Selon L’agence de presse britannique Reuters, le ministre pétrolier nigérian, Emmanuel Ibe Kachikwu a déclaré à ce propos que son pays n'était pas opposé en principe à rejoindre le plafond de production de l'OPEP, mais il faudrait attendre pour voir si la production est revenue à des niveaux acceptables. Du côté de la Libye, on envisage plutôt une coopération qui s’appuierait selon Reuters, sur l’information du cartel quant aux projets de restauration de la production.

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