Opep : l’Algérie a pompé plus de pétrole en avril

Selon le rapport de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), le cartel a une nouvelle fois pompé moins de brut que ne lui permet l'accord de limitation de la production conclu fin 2016 avec dix autres producteurs. L'Arabie saoudite, l'Algérie et l'Iran ont en effet pompé plus le mois dernier, tandis que la production reculait dans d'autres pays, notamment le Venezuela, affecté par de graves troubles politiques. Le rapport vient donc nuancer les affirmations d'une potentielle hausse de la production de l'OPEP pour combler le manque créé par une éventuelle baisse des exportations iraniennes. En conséquence, les cours du pétrole repartaient en hausse lundi en cours d'échanges européens après la publication du rapport mensuel de l'Opep, dans un marché toujours focalisé sur l'Iran. Vers 14H20 GMT (16H20 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 77,72 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 60 cents par rapport à la clôture de vendredi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude"  pour le contrat de juin prenait 31 cents à 71,01 dollars. Les prix effaçaient leurs pertes de lundi matin et une partie de ceux de vendredi, approchant de leurs plus hauts depuis novembre 2014 atteints jeudi. "La réaction aux développements sur l'accord sur le nucléaire iranien a profité aux prix, mais les marchés n'y voient pas clair", ont commenté les analystes de JBC Energy. Les États-Unis ont abandonné l'accord sur le nucléaire iranien et comptent imposer des sanctions strictes sur l'économie du troisième plus grand producteur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Mais alors que la Chine, la Russie, et l'Union européenne ont dit vouloir continuer cet accord, les analystes peinent à estimer dans quelle mesure les exportations iraniennes souffriront. Le ministre de l'Energie des Emirats arabes unis Souhail al-Mazrouei, dont le pays assure la présidence tournante de l'OPEP, estime que les Emirats, l'Arabie saoudite et le Koweït peuvent à eux trois compenser les sanctions américaines contre l'Iran, a-t-il affirmé dimanche, rapporte l'agence Bloomberg.    

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