Opposition dites-vous !

Louisa Hanoune, d’habitude très prolixe, se fait remarquer par son absence de la scène politique. De coutume prompte et réactive, la SG du parti des travailleurs garde le silence et semble s’abstenir de participer à la polémique qui ne cesse d’enfler à propos de l’absence prolongée du chef de l’Etat et la demande de certaines parties à recourir à l’article 102 de la constitution. C’est le silence total chez ce parti qui a habitué les Algériens à des sorties tonitruantes, dénonçant un coup, avertissant un autre. Ce wait and see tombe mal à propos et risque de discréditer ce parti d’opposition connu pour ses positions critiques et acerbes à l’égard du pouvoir et de l’oligarchie qu’il était le premier à descendre en flamme en s’attaquant de front au président du FCE, M. Ali Haddad. Contacté par nos soins pour un éventuel entretien avec madame Hanoune concernant la situation qui prévaut, Youcef ramdane Taazibt, porte parole du PT nous affirme que cette dernière « étant souffrante, elle ne peut accéder à notre demande ». Figure de proue de la frêle opposition qui brille par son absence et critiquée par tout le monde, la chef de file du PT était, pourtant, l’une des 19 personnalités dont d'anciens ministres à avoir « osé » lancé un appel, en novembre 2015, demandant à voir le président de la République et s’enquérir de son état de santé suscitant une controverse. D’ailleurs, c’est la même immobilité qui distingue les formations se déclarant de l’opposition qui hésite d’émettre un avis et refuse d'enrichir le débat. Seul, Djilali Sofiane de Jil El Jadid qui continue ici et là à faire des déclarations. Les autres partis s’expriment très peu ou prou si ce n’est la réponse de trois partis, Jil Jadid, le MSP et Talaie El Hourriyet, rejetant l’invitation adressée par Ahmed Ouyahia aux partis de l’opposition les conviant à prendre part au dialogue.  

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