Ould Abbes Vs le militant Benzaim ou le Sénateur ?

En s’attaquant au sénateur Benzaim Abdelouaheb, le S.G de l’ex parti unique était loin de se douter qu’il allait ouvrir un front qui risquerait de l’engloutir. Le FLN a décidé de traduire le sénateur Benzaim devant le conseil de discipline après que ce dernier eut demandé le départ de Mme Nouria Benghebrit. Déniant le droit à l’expression libre, Ould Abbes réagit en annonçant à la presse la traduction de Benzaim devant la commission de discipline du FLN, estimant que les militants du FLN « n’ont pas le droit de se prononcer sans l’avis de la direction du parti ». Or, une question se pose : Benzaim s’était-il exprimé en tant que militant ou en sa qualité de sénateur ? La nuance est, de ce fait, de taille !  La riposte ne s'est pas faite attendre. Le tonutruant sénateur et en guise de plaidoirie, extériorise ses ressentiments à travers une missive qu’il a posté sur sa page Facebook et dans laquelle il clame son droit à la liberté d’expression qu'il dit "prêt à payer de sa vie". Mais, c’est d'abord une véritable leçon de démocratie que le sénateur entend donner au secrétaire general du FLN. Sa lettre, enduite d'acide, remet Djamel Ould Abbes à sa place. Lui (Ould Abbes) qui semble avoir pris du poil de la bête ces derniers temps, se voit ainsi infliger une belle tannée qu’il ne risque pas d’oublier de sitôt. Ses velléités de maitrise le FLN par la menace et le recours à la commission de discipline risquent de lui valoir d’énormes tracas. Son manque de charisme lui joue des tours et laisse d'ailleurs apparaître au grand jour l’impression que ceux qui l’ont désigné à ce poste lui avaient taillé un habit trop grand. Car il est loin de la coupe aux lèvres que de supposer « domestiquer » une formation politique tel que le FLN dont même le défunt Mehri n’a pu venir à bout. Par ce conflit, le sénateur est venu mettre les pieds dans le plat révélant la confusion qui existe dans l’esprit de certains dirigeants de l’ex. parti unique qui estiment que les mandats législatifs et le parlement relèvent des structures du parti alors que ce sont deux institutions bien distinctes. A tort ou à raison, le sénateur Benzaim jouit d’un mandat national et assume la pleine responsabilité de ses propos et de ses opinions. Ould Abbes s’arrogerait-il le droit de traduire en conseil de discipline les élus qui oseraient afficher au parlement des positions qui iraient à l’encontre des orientations du parti, tel que voter contre une loi qu’ils considèrent scélérate même émanant de leur propre formation politique. C’est d’ailleurs cette idée que défend ce sénateur qui semble tenir jalousement à la liberté de l’élu et du militant, n’en déplaise à Ould abbes. Il en appelle au President de la République garant de la Constitution et president du parti pour intervenir et lever cet amalgame. Benzaim invite ses copartisans à exprimer librement les revendications et les attentes des populations en demandant le départ de Djamel Ould Abbes.

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