Ouyahia et Bouhadja répondent à Boukrouh

Ahmed Ouyahia est venu dire son fait aux partisans de l’article 102 et riposte à l’appel de Noureddine Boukrouh publié, hier, en exclusivité, par Cap Algérie. Le Premier-Ministre défini la politique menée par le président de la République durant ses quatre mandats comme étant un « processus de renaissance nationale ». Tout le monde aura compris que ce rappel « de hauts faits d’arme » est destiné beaucoup plus aux détracteurs du Président et qui semblent de plus en plus nombreux, au-delà de l’ancien chef de file du PRA. Car et en guise de réponse à l’initiative politique du penseur algérien, Ouyahia rappelle, lors de son passage, ce dimanche à l’APN, ou il a expliqué le plan d’action de son gouvernement, « la communion solide à travers laquelle le peuple est uni autour de son Président, le Moudjahid Abdelaziz Bouteflika » qu’il brandit tel un trophée. Un coup amusé, un autre altier, il qualifie les « partisans de l'instabilité chronique et à ceux qui guettent l'avènement du chaos » de « commerçants de la politique ». Pour rappel, Noureddine Boukrouh avait lancé, hier, une initiative politique, appelant les algériens « pour une révolution citoyenne et pacifique ». Cet énième pavé lancé dans la marre par l’ancien ministre du Commerce ne laisse pas indiffèrent et dérange même au plus haut sommet. Cela a, d’ailleurs, fait réagir le président de l’APN, Said Bouhadja. Ce dernier, de nature tempérée et usant d’un langage sibyllin, reconnait que « la classe politique et l'ensemble des enfants de l'Algérie sont en droit de défendre les idées et les approches qu'ils estiment bénéfiques pour l'avenir de l'Algérie ». Il conditionne, néanmoins, « ce droit » par le souci d’éviter « toute atteinte  aux constantes et symboles de l'Etat et de ses institutions.»  

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