Pétrole : Téhéran joue au trouble-fête

  Les cours du baril de brut ont ouvert la semaine en baisse. Vers 11h30 GMT, le baril de Brent de mer du Nord (baril de référence pour la cotation du brut algérien) pour livraison en mars perdait un dollar par rapport à la clôture de vendredi sur les marchés européens pour s’établir à 56,10 dollars. Dans les échanges électroniques new-yorkais,  le baril de WTI pour le contrat de février reculait de 90 cents à 53,09 dollars. En cause, une manœuvre de Téhéran qui a saisi l’occasion de l’entrée en vigueur de l’accord Opep pour une réduction de la production dès ce mois de janvier, pour écouler des réserves stockées en mer. Il est utile de rappeler dans ce sens que les membres de l’Opep et les principaux producteurs non Opep se sont accordés sur une réduction de la production de 1,8 million de baril/jour afin de réduire les stocks mondiaux de brut et de rééquilibre offre et demande de brut sur le marché. L’Iran s’était alors engagé à réduire ses outputs de 200.000 barils/jour. Or,  des informations de presse font état de la volonté de ce dernier à écouler des réserves de 13 millions de barils conservés sur des navires en mer, dans un contexte de contraction des exportations des autres producteurs. Manœuvre qui, notons-le, lui permettrait de gagner en parts de marché, mais qui risque de remettre en cause l’application de l’accord Opep-Non Opep.    

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