Plus de 1.000 produits seront interdits à l’importation en 2017

  L’ensemble des produits fabriqués sur le marché national seront interdits à l’importation. Le Premier-ministre, M. Ahmed Ouyahia a indiqué samedi, en marge de la signature de la charte de partenariat sociétaire public-privé, qu’une liste de plus de 1.000 catégories de produits sera interdite à l’importation en 2018. Le Premier ministre a expliqué que la conjoncture actuelle s’est traduite par un creusement du déficit de la balance des paiements, ainsi qu’une importante contraction des réserves de changes qui ont été divisées par trois en trois ans. Il a précisé que la préservation des réserves de change, qui ont baissé à 98 milliards de dollars à fin novembre 2017 contre 114,1 milliards de dollars  à fin décembre 2016,  est "l'objet d'un effort de plus en plus soutenu".  C’est dans ce sens que la loi de finances pour 2018 est porteuse de mesures tarifaires de sauvegarde par le biais de l’élargissement du champ d’application de la Taxe intérieure de consommation, ainsi que la hausse des droits de douanes. Des mesures qui seront accompagnées par la publication prochaine d’un décret exécutif portant la suspension temporaire administrative, dès le début 2018, de l'importation de plus de 1.000 catégories de produits fabriqués localement. Une liste non exhaustive explique M. Ouyahia, dans la mesure où celle-ci pourrait aussi concerner des produits qui pourraient être fabriqués localement à l’avenir.
Sonatrach annule un appel d’offres international de 400 millions USD
 
Le Premier ministre précise à ce titre que ces mesures sont destinées à préserver le marché national et l’ouvrir aux seuls producteurs locaux. C’est dans ce même contexte que des instructions ont été données, indique-t-il, pour que la commande publique profite exclusivement aux entreprises nationales, sauf cas exceptionnel.  Le chef de l’Exécutif cite à ce titre le cas de Sonatrach qui a annulé un avis d’appel d’offres international et a confié des marchés pour plus de 400 millions de dollars à des entreprises algériennes. Le Premier ministre a également annoncé l'engagement de la réalisation de 50 zones industrielles dans tout le pays sous la responsabilité des walis, et dont plusieurs seront livrées à la fin 2018, permettant d'offrir davantage de foncier industriel pour l'investissement.  De même que des mesures seront prises pour l’exploitation optimum du foncier agricole. « Aucun hectare ne sera laissé sans être exploité », a-t-il enfin déclaré .

Une pensée sur “Plus de 1.000 produits seront interdits à l’importation en 2017

  • 26 décembre 2017 à 10 h 08 min
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    bonjour
    Cette liste n’est pas la solution, au contraire elle va nous entraîner dans un gouffre impitoyable car deux pays de l’ Afrique, le Zimbabwe et l’Afrique du sud ont essayé de stopper l’importation de certains produit mais les choses se sont empirées impliquant le crime , la corruption, le trafic mais l’Algérie est un pays riche, son climat est exceptionnel ouvert sur le bassin méditerranéen, il a la possibilité de faire des échanges avec l’Europe son emplacement est stratégique . Franchement le premier ministre est en train de nous faire tourner en bourrique pauvre peuple algérien il part à la dérive vivement une bouée de secoure !

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