Pratique du Dividende.

Liminaire :
Plusieurs études, alliant théorie et pratique , nous ont servi de base pour la confection de cet article traitant d’une politique optimale de dividende. Nous n’avons pas la prétention de présenter un travail exhaustif sur un sujet aussi complexe. Nous avons juste agencé nombre de travaux et de pratiques autour du sujet. Nous espérons alimenter le débat sur la nécessité, de fixer des normes et standards à suivre dans nos entreprises en la matière particulièrement, mais pas uniquement, en ces temps de raréfactions des ressources financières.
Si tous les experts de la question s’accordent sur le fait qu’il n’existe pas de politique de dividende prête à l’emploi, tout le monde, en revanche, reste convaincu de la teneur des facteurs qui influencent cette politique.
Afin de vous présenter une synthèse de la pratique de distribution de dividende, nous avons choisi le plan de travail qui suit :
  1. Définition du dividende;
  2. Facteurs qui influencent la politique de dividende ;
  3. Pratiques de la distribution de dividende ;
  4. Eléments d’appréciation d’une politique de dividende ;
  5. Conclusion.
 
1- Définition du dividende :
Le dividende est la partie du bénéfice d’une Société qui sert à rémunérer les actionnaires. Il est distribué, sur décision de l’assemblée générale, à partir du bénéfice net de l’exercice clos. Il peut également être prélevé sur les bénéfices mis en report à nouveau ou en réserves .
2- Facteurs qui influencent la politique du dividende :
La politique du dividende est influencée, à des degrés différents, par un ensemble de facteurs qui se résument en :
  • Facteur informationnel : dépend de ce que l’Entreprise veut communiquer aux marchés et mettre en avant : le dividende ou alors le cash flow ?
  • Ratio de distribution cible : que se fixent les dirigeants ?
  • L’effet clientèle : les actionnaires sont ils peu, non ou très imposables ?
  • Les anticipations du marché : taux dividende habituel ou Pourcentage du bénéfice ?
  • Les nouvelles opportunités d’investissement : moyen et long terme ?
  • La structure financière : dettes ou capitaux propres ?
  • Les clauses restrictives : restrictions imposées ?
  • Les considérations fiscales : taux d’imposition société, taux d’imposition actionnaires ?
  • Les opérations de prise de contrôle : besoin d’une nouvelle émission d’action ? Un examen minutieux de chaque facteur et des arbitrages précis conduiront les décideurs à adopter une politique correcte en matière de dividende.
3- Pratique de la distribution du dividende :
Entre théorie et pratiques, tous secteurs confondus et quelle qu’en soit la philosophie des propriétaires l’on se retrouve dans quatre situations :
  • Totalité des bénéfices : avec le risque d’affecter l’autofinancement ;
  • Valeur résiduelle : distribution de tout le bénéfice restant après financement des projets ayant une VAN positive ;
  • Valeur stable : reliée au bénéfice et suivre un ratio de dividende cible ;
  • Absence de distribution : Très rare (situation qui reste théorique).
  • Au-delà de ces pratiques, il est intéressant de se pencher sur la composante de l’actionnariat qui détermine dans une large mesure cette politique.
En France, par exemple, les Entreprises où l’Etat est seul actionnaire distribuent peu de dividendes : environs 15% des bénéfices. En revanche, dans les Entreprises où l’Etat détient une fraction du capital, indépendamment de la majorité, ce pourcentage oscille entre 45 et 50%.
4- Eléments d’appréciation d’une politique de dividende :
La politique de dividende doit s’apprécier par rapport à la rentabilité marginale de l’actif économique. Si elle est supérieure au cout moyen pondéré du capital, le dividende pourra être faible, voire nul car l’Entreprise en réinvestissant créera de la valeur. Dans le cas contraire, il vaut mieux distribuer tous ses résultats à ses actionnaires.
5- Conclusion :
La politique de dividende la plus efficace, au vu de ce qui précède, semble être une politique résiduelle, au sens où la société distribue les dividendes après avoir entrepris des projets rentables. Il est d’utilité incontestable d’adopter une démarche pour la distribution de dividendes et de communiquer sur ses bases avec des normes et des règles claires et précises. Un dividende correspondrait, dans les conditions générales, à un pourcentage du bénéfice net, sous réserve de l’analyse, pour chaque exercice, de la situation financière de l’Entreprise, de ses projets et investissements et opportunités et de tout autre facteur jugé pertinent par le conseil d’administration . Il faut juste s’assurer de la disponibilité des fonds pour les décaissements qui doivent être exécutés au plus tard le 30 septembre.

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