Primes et avantages aux personnels de santé : les firmes pharmaceutiques au banc des accusés

  Le président de la Société algérienne  de pharmacie a jeté mercredi matin un pavé dans la marre en mettant en avant certaines pratiques illégales auxquelles s’adonnent certaines pharmaceutiques, sous couvert de marketing. S’exprimant sur les ondes de la Radio nationale, M. Farid Benhamdine  met en cause les primes et avantages les primes et avantages offerts aux personnels de santé afin d’influencer la prescription médicale. L’invité de la Radio a dans ce sens rappelé un décret daté du mois de juillet 1992 et qui interdit formellement ce genre de pratiques. Mais ce texte n’est pas du tut appliqué sur le terrain déplore-t-il. Benhamdine estime d’ailleurs les montants consacrés à ce genre de « marketing » à Cà 400 millions de dollars. Une « manne » représentant entre 10 à 15% du chiffre d’affaires des opérateurs en pharmacie dans le pays, sachant que le secteur du médicament génère un chiffre d’affaires d’environ 3,8 milliards de dollars. Le président de la SAP considère que cet argent appartient bien évidemment aux opérateurs, mais pense qu’une plus grande partie des financements devrait être orientée vers la formation. Il n’en propose pas moins la création d’un « site de transparence ». Plus optimiste, il considère qu’avec une production nationale couvrant de 50 à 60% des besoins, l’Algérie a réalisé d’énormes progrès dans le domaine,  « alors qu’elle était partie de zéro ». L’invité de la radio nationale impute cependant les pénuries répétitives de médicaments produits localement ou importés, à des dysfonctionnements dans les programmes d’importation de produits finis et de matières premières. Le président de la SAP refuse toutefois de situer les responsabilités ou de pointer un doigt accusateur vers qui que ce soit. Commentant, enfin, les activités de l’Agence nationale des produits pharmaceutiques, créée en 2008, il note qu’elle était, dés le départ, un corps « mort-né », parce que ne disposant ni de prérogatives, ni de moyens, « pour fonctionner normalement ».  

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