Production laitière : le forcing des Américains

Les Américains misent sur le développement de la production laitière en Algérie. Et ils multiplient à cet effet, les visites de délégations et actions de lobbying destinée à venter l’expertise US en la matière. C’est dans ce contexte qu’un séminaire algéro-américain sur la production laitière s’est tenu mercredi à Alger. Une rencontre destinée à vendre la technologie et le How-Know US. Le fait est que les besoins de l’Algérie dans ce segment ont immenses. Selon les chiffres du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche les besoins annuels du pays en lait se situe à 5,6 milliards de litres. La production nationale est loin de satisfaire la demande, dans la mesure où l’Algérie importe 60 % de sa consommation.  Les experts invités par Conseil d’affaires algéro-américain ont mis en avant a nécessité de revoir les modèles d’élevage mis en place aujourd’hui en Algérie, remettant en cause les modèles européens sur lesquels ont été calqués les exploitations laitières algériennes. Les experts ont ainsi présenté le modèle d’élevage extensif américain de manière idyllique en recommandant aux éleveurs algériens de miser sur l’efficacité et l’efficience pour améliorer les quantités et la qualité de la production ainsi que la rentabilité des exploitations. Les intervenants ont recommandé de travailler sur l’amélioration des races, via la génétique, de l’aliment de bétail via les cultures fourragères, ainsi que le confort des bêtes en optant pour le système américain des stalles libres. Le président de l’USA business council, M. Smail Chikhoun a mis en avant dans ce contexte l’expertise US, qui lui permet d’être à la tête des producteurs laitiers en termes de productivité. Il expliquera ainsi que la production moyenne journalière d’une vache laitière en Algérie se situe à 15litres par vache /jour. Celle-ci se situe à 22,5 litres en Europe, et entre 35 et 40 litres aux Etats-Unis. D’où selon lui l’intérêt que présenter l’expérience américaine en la matière. C’est dans ce sens, explique-t-il, que des éleveurs algériens ont été invités à l’effet de s’enquérir « des meilleures manières de produire du lait ». M. Chikhoun c’est une première étape qui vise à expliquer pourquoi une vache américaine arrive à produire jusqu’à 40 litres par jour. Et d’ajouter que parmi ces facteurs il s’agit de  l’aliment de bétail adapté en quantité et qualité, la manière de gérer ces exploitations, puis voir dans une seconde étape les meilleurs moyens de promouvoir la coopération entre ces éleveurs et les investisseurs américains.

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