Prolongation de l’accord Opep : « cela dépendra du marché », selon Guitouni

Le ministre de l’Energie a indiqué vendredi à Vienne que la prolongation de l’accord sur la réduction de la production de pétrole signé le 10 décembre 2016 entre les pays de l’Opep et leurs partenaires hors-Opep, dépendra de l’évolution du marché. Dans une interview à l’agence de presse Britannique Reuters, le ministre de l’Energie a affirmé que ce sont « les conditions du marché pétrolier qui dicteront si l’accord de réduction de la production entre l’Opep et les producteurs non Opep, et qui expire en mars 2018, devra être prolongé ». Le ministre qui participait vendredi à Vienne à la 5e réunion du comité ministériel conjoint de suivi OPEP et non OPEP (JMMC), a dans ce sens expliqué que l’Algérie s’est engagée à prendre aux réductions de la production  dans l’objectif de « rééquilibrer le marché » A la question de savoir si l’Opep envisageait de prolonger l’accord lors de sa prochaine réunion semestrielle prévue au mois de novembre à Vienne, M. Guitouni a déclaré : « Je ne peux pas vous le dire. Nous ne savons pas ... quel sera la situation du marché du pétrole à ce moment-là ». Pour sa part, le ministre russe de l'Energie Alexandre Novak s'est dit favorable à la poursuite d'une action "concertée" avec l'Opep sur le pétrole. Alors que cet accord expire en mars, "nous devons garder le rythme et poursuivre l'action concertée", a souligné M. Novak devant des journalistes avant le début de la réunion. "Nous devons élaborer une stratégie pour l'avenir que nous devrons pleinement respecter à partir d'avril 2018", a-t-il ajouté.
Un niveau de conformité de 116 %
Le ministre russe s'est félicité de la remontée des cours observée depuis neuf mois. "Les fondamentaux se stabilisent", a-t-il noté, évoquant la chute des stocks dans les pays développés de l'OCDE et les perspectives de hausse "considérable" de la demande au deuxième semestre. Les chiffres "confirment au-delà de tout doute raisonnable" que "le rééquilibrage du marché est engagé", a lui aussi jugé Mohammed Sanusi Barkindo, le secrétaire général de l'OPEP. Rappelons que les pays de l'Opep et les pays producteurs hors Opep, dirigés par la Russie, ont convenu l'année dernière de réduire la production de 1,8 million de barils par jour pour aider à rééquilibrer le marché pétrolier. Notons que la  5e réunion du comité ministériel conjoint de suivi OPEP et non OPEP (JMMC), fait ressortir un taux record de conformité aux engagements pris dans le cadre du 10 décembre 2016.  Selon le rapport du Comité technique conjoint OPEP-Non-OPEP (JTC) pour le mois d'août 2017, l'OPEP et les pays participants non membres de l'OPEP ont enregistré le plus haut taux de conformité jamais atteint grâce aux ajustements volontaires de leur production, atteignant un niveau de 116%.

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